Cocktails Molotov lancés sur un squat de migrants à Nantes : un réfugié tchadien raconte “On a compris que c'était un attentat”

O réfugié tchadien, a fui son pays pour échapper à la dictature. Un an après son arrivée dans ce squat de Nantes qui abrite une quarantaine de migrants, il vient de vivre trois jets de cocktails Molotov visant l'habitation qu'il occupe. Il témoigne. / © France 3 PDL / MAXPPP-OuestFrance
O réfugié tchadien, a fui son pays pour échapper à la dictature. Un an après son arrivée dans ce squat de Nantes qui abrite une quarantaine de migrants, il vient de vivre trois jets de cocktails Molotov visant l'habitation qu'il occupe. Il témoigne. / © France 3 PDL / MAXPPP-OuestFrance

O. est Tchadien. Il a fui une dictature pour se réfugier à Nantes et était présent dans la maison de la rue Fontaine des Baronnies, dans le quartier du Bas-Chantenay, dans la nuit de samedi à dimanche, quand les trois cocktails Molotov ont été jetés en direction du squat. Il raconte ce qu'il a vécu.

Par Olivier Couvreur

O. est un migrant tchadien présent depuis presque un an dans ce squat de la rue Fontaine des Baronnies, à Nantes. 

"Le premier est tombé ici, dans la cuisine. Le deuxième dans le salon près des chaussures... Le troisième est tombé en bas (dans la cour, NDLR)" raconte O. qui a vécu les jets de cocktails Molotov dans le squat de migrants occupé depuis un an par une quarantaine de Somaliens, Soudanais, Erythréens, Ganéen ou encore Tchadiens. 

>> Voir le témoignage de O., migrant tchadien arrivé il y a presque un an dans le squat visé par les cocktails Molotov : 
témoignage O. réfugié tchadien du squat visé par les cocktails Molotov

"Tout de suite, on a entendu le bruit et vu la lumière des flammes. On a compris que c'était un attentat. Avec quelques copains, on a essayé d'éteindre les flammes". Les migrants présents à cette heure tardive du soir utilisent alors de l'eau et des couvertures pour éteindre le feu. 
Heureusement, en ce samedi soir, les nombreuses personnes qui dorment habituellement dans la pièce ne sont pas encore rentrées. Le sinistre aurait pu être dramatique. 
 

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