Inde : pas de remise en liberté dans l'immédiat pour Marie-Emmanuelle Verhoeven réclamée par le Chili

Marie-Emmanuelle Verhoeven, alias Comandante Ana, une Nantaise de 56 ans, devrait bientôt être fixée sur son sort. La justice indienne a fixé au 16 novembre l'examen de son cas. / © France 3
Marie-Emmanuelle Verhoeven, alias Comandante Ana, une Nantaise de 56 ans, devrait bientôt être fixée sur son sort. La justice indienne a fixé au 16 novembre l'examen de son cas. / © France 3

La Cour suprême indienne a refusé de remettre en liberté mardi la Nantaise Marie-Emmanuelle Verhoeven dont le Chili réclame l'extradition pour son implication présumée dans l'assassinat d'un sénateur proche du général Pinochet.

Par FB avec AFP

Marie-Emmanuelle Verhoeven, 56 ans, a été arrêtée en février, à la demande de la justice chilienne via Interpol, peu après son entrée dans le pays à la frontière indo-népalaise. La Française, originaire de Nantes, est depuis détenue à Delhi.
La justice du Chili, qui demande l'extradition de Marie-Emmanuelle Verhoeven, la soupçonne d'avoir participé à l'assassinat du sénateur de droite Jaime Guzman Errazuriz en avril 1991 par un groupe d'extrême gauche, le Frente Patriotico Manuel Rodriguez (FPMR).

Les avocats de la Française demandent sa libération immédiate, en attendant la décision finale, et proposent pour cela de remettre son passeport à la justice et ont soumis une lettre de l'Ambassade de France garantissant sa coopération avec la justice indienne.
Mais la Cour suprême a refusé d'accéder à cette demande de libération provisoire.
L'affaire a été ajournée au 8 décembre.

"Cette femme française est accusée d'activité terroriste, de meurtre et de participation à un groupe subversif ayant tué un sénateur", a dit le juge T S Thakur. "Que peut faire le gouvernement français si elle fuit en dépit de sa garantie.Nous ne permettrons pas d'arrangement provisoire", a-t-il ajouté.

La justice du Chili, qui demande l'extradition de Marie-Emmanuelle Verhoeven, la soupçonne d'avoir participé à l'assassinat du sénateur de droite Jaime Guzman Errazuriz en avril 1991 par un groupe d'extrême gauche, le Frente Patriotico Manuel Rodriguez (FPMR).
Ce sénateur, également professeur de droit, avait été abattu alors qu'il sortait de l'Université catholique du Chili. Il était considéré comme le principal inspirateur de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

La justice indienne doit se prononcer sur la validité de la demande d'extradition du Chili. Elle doit dire si le traité d'extradition existant, mais qui date de 1897 alors que l'Inde était toujours une colonie britannique, est toujours valable.
La Française avait déjà été arrêtée en janvier 2014 à l'aéroport de Hambourg, en Allemagne, à la demande de la justice chilienne. Marie-Emmanuelle Verhoeven avait ensuite été libérée en juin dernier.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus