Nantes : rencontre avec le groupe Al Von Stramm

Publié le Mis à jour le
Écrit par Eric Guillaud .

Si vous aimez la pop, alors vous aimerez Al Von Stramm. Derrière ce nom à consonance germanique se cache l'un des groupes nantais les plus prometteurs. Un an d'existence et déjà un EP, pas mal de concerts, notamment au Printemps de Bourges, et des projets plein les doigts. Hey ! come on come on...

Un drôle de nom, oui vraiment un drôle de nom qu'on imaginerait bien porté par un groupe de la scène postpunk tendance cold wave. Oui mais voilà, Al Von Stramm n'est pas dans le genre glacial ou austère, plutôt dans le lumineux, le joyeux d'une pop radicalement débridée.



Né de la volonté d'un seul homme, Guillaume Monnet, ex-leader du groupe A Few My Nephew, Al Von Stramm est aujourd'hui un groupe réunissant Stéphane Louvain (French Cowboy, Katerine, Jeanne Chéral, ex Little Rabbits), Arthur De La Grandière (Papier Tigre), Benoît Guchet (Classe Mannequin, Fairy Tales In Yoghourt) et Matthieu Phlipponneau (ex A Few My Nephew).



Et côté musique, ça donne quoi ? Ça donne ça...

Pourquoi Al Von Stramm ?

Guillaume Monnet. Al Von Stramm c'est un pseudo que je m'étais trouvé, comme ça, alors que j'étais seul à m'ennuyer dans un aquarium. Au moment où j'ai démarré le projet, je me suis dit : "Tiens, mais ça ferait un nom de groupe rigolo ça !" C'est comme Alice Cooper, Al Von Stramm c'est moi mais c'est aussi le groupe. Ça vient du Film de Blier "Buffet Froid", il y a un personnage, joué par Depardieu, qui s'appelle Alphonse Tram. Et donc, prononcé avec l'accent germanique, Al Von Stramm devient (presque) Alphonse Tram. Après on peut le prononcer comme on veut, c'est ça qu'est bien...ou pas !



A Few My Nephew hier, Al Von Stramm aujourd’hui, c’est un changement radical dans votre parcours musical ?

Guillaume. Oui et non. L'approche n'est pas la même. Avec A Few My Nephew, c'était collégial, nous étions quatre personnes à composer, à décider. Al Von Stramm, c'est différent, c'est un projet solo au départ. Je compose et j'écris les arrangements. Il y a un an, j'ai décidé de m'entourer de 4 musiciens pour la scène. Des types bien classes, et des zicos pas dégueux ! Ça fonctionne bien entre nous. Et même si je suis forcément plus investi qu'eux, ils s'impliquent vraiment dans le truc, et ça c'est cool !

Un an d’existence, un EP déjà disponible, un clip, des concerts ici et là. La tournure que prend les choses ressemble à ce que vous imaginiez ?

Guillaume. On essaie de faire les choses du mieux que l'on peut, les faire dans le bon ordre. Et pour le moment, ça marche plutôt bien. Parmi les musiciens du groupe, certains sont assez pris avec leurs side projects, ce qui peut parfois compliquer un peu les choses pour assurer certaines dates. Mais, dès le début, il a été convenu qu'ils pourraient être remplacés ponctuellement par d'autres musiciens en cas d'absence sur une ou plusieurs dates, par exemple.



Vous faites partie du collectif MNISHDYD. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il consiste ?

Guillaume. Oh, ce collectif, c'est juste un prétexte pour se retrouver une ou deux fois par an pour faire une grosse teuf !



Vous vous revendiquez à la fois pop, rock, folk, garage, où puis-je ranger votre EP dans ma discothèque sans vous fâcher ? A côté de qui ?

Guillaume. Vous faites comme vous voulez, je ne serais pas fâché. Al Von Stramm, c'est avant tout de la Pop. Pour moi, la Pop, au delà d'un style, c'est dans la forme que ça se passe, ça peut englober tout un tas de truc : la soul, le garage, le psyché, la folk...tant qu'il y a une bonne mélodie qui reste, de beaux accords et des arrangements au service de tout ça, c'est bon.

Les Byrds ou les Beach Boys sont deux influences majeures du groupe mais quel artiste, album ou titre vous a vraiment donné envie de faire de la musique ?

Guillaume. Arf, il faut l'avouer, le premier groupe que j'ai écouté, c'est Queen, vers 10 ou 11 ans. J'étais carrément fan. Bon ça a duré 3 ans, hein ! Mais c'est à ce moment là que j'ai eu envie de bosser la guitare et de composer, et je crois que ça m'a ouvert a beaucoup de genres musicaux.



Quel est le concert qui vous a marqué pour l’éternité et au delà ?

Guillaume. Oh la la. Je sais pas...je ne suis pas adepte des concerts...enfin si mais, d'après moi, un concert (et surtout de rock), ça ne doit pas dépasser trois quart d'heure/une heure, au delà, je m'ennuie, et il faut que j'aille me dégourdir les jambes. Mais j'ai vu les Buzzcocks à L'Olympic, à Nantes, il y 5 ou 6 ans, ils ont du jouer quasiment 2 heures, et...c'était génial ! Une grosse énergie, des mecs cool, j'ai le souvenir du gratteux, Steve Diggle, avec le sourire aux lèvres toute la durée du concert et qui faisait des "checks" aux types du premier rang. A la fin, ils ont débouché des bouteilles de champagne, c'était l'anniversaire du batteur je crois. Dans le public, tu avais de tout : mods, rockers, punks, metalleux, popeux...

Le plus important pour vous aujourd’hui : la scène ou le studio ?

Guillaume. Les deux.



Vos projets ?

Guillaume. On vient d'enregistrer des nouveaux titres avec le groupe, on envisage de sortir ça à l'automne et on est en train de booker une tournée pour la même période. Sinon, nous jouons à Rennes ce vendredi au Dejazey et le lendemain à Mayenne au festival "Un Singe En Eté".



Merci Guillaume, merci Al Von Stramm

Interview réalisée le 25 juin. Pour découvrir le groupe en live, rien de plus simple, il se produira le 27 juin à Mayenne dans le cadre du festival Un Singe en été.

Plus d'infos sur le groupe ici et


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