Affaire Steve à Nantes : l'ex directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique mis en examen

Johann Mougenot, l'ex directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique a été mis en examen pour homicide involontaire a indiqué le parquet de Rennes.
Une fresque honore la mémoire de Steve Maia Caniço tombé dans la Loire au cours d'une charge de police lors de la Fête de la Musique en 2019
Une fresque honore la mémoire de Steve Maia Caniço tombé dans la Loire au cours d'une charge de police lors de la Fête de la Musique en 2019 © Franck Dubray / MAXPPP

Il était le directeur du cabinet du préfet de Loire-Atlantique au moment des faits en juin 2019, Johann Mougenot a été mis en examen pour homicide involontaire a indiqué le parquet de Rennes, en charge de l'affaire.

Cette mise en examen intervient quelques jours après celle du commissaire Chassaing, en charge des opérations de police le 21 juin 2019, soir de la fête de la musique où Steve Maia Caniço a disparu dans la Loire.

Mercredi 21 juillet, la mairie de Nantes et la métropole ont été placées sous le statut de témoin assisté par le juge instruisant l'affaire de la mort de Steve.

Johanna Rolland, la maire de Nantes, doit être également entendue par le magistrat instructeur d'ici Septembre.

Le rappel des faits 

Le 21 juin 2019, Steve Maia Caniço, un animateur périscolaire de 24 ans, participe à une soirée techno lors de la fête de la musique sur le quai Wilson à Nantes.

Vers 4 heures du matin, une vingtaine de policiers interviennent dans le but de couper le son et mettre fin au rassemblement, qui réunissait encore 400 participants. L'opération tourne alors à l'affrontement entre les fêtards et les forces de l'ordre. Plusieurs personnes tombent dans la Loire, puis sont secourues. Mais Steve Maia Caniço est porté disparu.  

Le 29 juillet, le corps de Steve est repêché dans la Loire. Selon le rapport rendu le 16 juillet 2019 par l'IGPN, il n'y a pas de lien entre l'intervention policière et le décès du jeune homme, suscitant de vives réactions et des manifestations réclamant "Justice pour Steve".

Quelques mois plus tard en septembre, un deuxième rapport, mené par l'inspection générale de l'administration, pointe un usage inadapté de la force par les policiers. Le commissaire en charge de l'intervention est sanctionné et muté dans un autre service. 

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