Coronavirus : une situation préoccupante en Pays de la Loire, 17 clusters à Nantes

Pas de bonne surprise, le virus du Covid-19 continue de circuler activement en Pays de la Loire et le nombre d'hospitalisations augmente. L'agglomération de Nantes est proche de passer en zone d'alerte renforcée selon l'Agence Régionale de Santé. 

L'Agence Régionale de la Santé à Nantes
L'Agence Régionale de la Santé à Nantes © France Televisions - Jean-Marc Lalier
En Pays de la Loire, le taux d'incidence, soit le nombre de nouveaux cas testés positifs pour 100 000 habitants, est passé en quelques 8 jours de 67, le 6 octobre, à plus de 111 ce 15 octobre. 

Certes, ce taux reste inférieur au taux national qui est de 180,4.

Dans la région, seule la Vendée affiche un taux d'incidence bien inférieur à 100, il est de 76.

251 personnes sont à ce jour hospitalisées, dont 33 en réanimation, il y a 10 jours, on était à 195 hospitalisations pour 22 personnes en réanimation. 70 % de ces dernières ont plus de 65 ans, une a 23 ans.

Ces seuls chiffres permettent de constater que la deuxième vague se confirme aussi en Pays de la Loire.
 

17 clusters à Nantes

L'agglomération de Nantes s'approche de la zone d'alerte renforcée (149 nouveaux cas pour 100 000 habitants, la zone d'alerte renforcée est décidée à 150) avec toutes les conséquences que cela aura, fermeture précoce des bars, possible couvre-feu et éventuellement fermeture des établissements sportifs. Ce sera au gouvernement d'en décider. A Nantes, 17 clusters sont en cours d'investigation selon l'Agence Régionale de Santé qui, ce jeudi, faisait le point sur la situation. Nombre de ces clusters se trouvent en milieu scolaire, et, pour la plupart, dans le milieu universitaire.

"Actuellement, en Pays de la Loire précise Benoît James, Conseiller auprès de la Direction Générale de l'ARS, on observe une accélération du nombre de clusters. Cinq nouveaux clusters sont identifiés par jour et principalement dans le milieu universitaire."

Ce n'est pas l'université elle-même qui est en cause, mais les pratiques des étudiants. "Les étudiants ne sont pas coupables mais victimes, tient-on à préciser à l'ARS, ils ont une vie sociale."

Le milieu professionnel est aussi source de contamination, il faut donc continuer de privilégier le télétravail quand c'est possible. 

Les réunions sportives sont également pointées du doigt, pas la pratique du sport mais les réunions conviviales qui suivent.  

Le Choletais sous étroite surveillance

Les grandes agglomérations, denses en population, sont évidemment en première ligne dans la circulation du virus. Mais pas seulement. Dans le Maine et Loire, le Choletais donne également des inquiétudes. Le taux d'incidence y est passé à 223 !

Jean-Jacques Coiplet, le directeur de L'ARS des Pays de la Loire a rappelé ses objectifs : protéger les populations sensibles (personnes âgées, cas de comorbidité, précarité) mais aussi éviter la saturation du système de santé. "Pas seulement pour les patients touchés par la covid, a-t-il précisé, mais pour tous les patients. Actuellement, on est à 13 % du taux d'occupation des lits en réanimation. Il faut garder 150 à 170 des 210 lits (de réanimation disponibles) pour les autres patients non covid."

Et de rappeler l'importance de respecter les règles, distanciation, port du masque dans la sphère publique mais aussi privée, limiter les rassemblements à 6 personnes maximum."C'est dur, mais c'est aussi une des conditions qui nous permettront de maîtriser la situation" rappelle-t-on à l'ARS.

Le taux d'incidence du virus par département


 
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