COVID-19 : le ralentissement de l'épidémie se confirme dans les Pays de la Loire

Le ralentissement de l'épidémie de la COVID-19 se confirme dans les Pays de la Loire, tous les indicateurs vont dans ce sens. Pour autant, rien n'est gagné. Les deux mois qui viennent seront cruciaux pour croiser les courbes, celle de la vaccination avec celle de la baisse de l'épidémie dit l'ARS.

Des doses prêtes à être injectées de vaccin Comirnaty contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech
Des doses prêtes à être injectées de vaccin Comirnaty contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech © Christophe Turgis / France Télévisions

 

Dans son point hebdomadaire, Jean-Jacques Coiplet le directeur général de l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire précise que "les données collectées permettent d'affirmer que l'on va dans le sens de la décrue". Un peu moins en Sarthe que pour les quatre autres départements avec encore 250 cas pour 100 000 habitants. Le taux de positivité pour la région passe en dessous de 7%. Et le R effectif à 0,76%. "10 personnes n'en contaminent plus que 7, et c'est une bonne nouvelle" indique Pierre Blaise, médecin à l'ARS. "Les efforts individuels comme collectifs ont payé".

On va y arriver !

Mais, le directeur de l'ARS ajoute, "les deux mois de mai et juin, et sans doute début juillet, seront cruciaux pour savoir si on vient enfin à bout de l'épidémie. Le taux de séroprévalence, le nombre de personnes touchées par l'épidémie est à 8% de la population ligérienne, contre plus de 20% dans le Grand-Est par exemple. Nous avons été relativement épargnés, par les mesures prise et les efforts de tous, on a avec la vaccination entre 30 et 35% de personnes protégées".

Il nous faut donc continuer de respecter les gestes barrières, la distanciation physique, le respect des mesures d'ordre public. "C'est impératif, il ne faut pas vivre ce déconfinement progressif de façon insouciante sans rester extrêmement prudents".

Et le directeur de l'ARS d'ajouter, "même si la ligne de crête est ténue, on va y arriver !" 

Pas d'impact encore pour l'hôpital

Si les chiffres de l'épidémie montrent une baisse modérée, Pierre Blaise précise que "l'impact sur l'hospitalisation ne se fait pas encore sentir, il y a un décalage, nous ne sommes pas dans une situation confortable. Tout le monde compte sur la vaccination pour prendre le relais des mesures de confinement. On est encore très loin d'un taux d'incidence de 50 pour 100 000 à partir duquel on considère que l'on quitte la zone d'alerte". 819 personnes sont encore hospitalisées, dont 137 en réanimation ce jeudi 6 mai dans les Pays de la Loire. Le déconfinement ne pourra continuer que si la situation continue de s'améliorer.

Les études récentes montrent que la vaccination commencera à produire ses effets quand 50 à 60% de la population générale sera vaccinée. "Nous serons 30 millions de vaccinés à la fin du mois de juin si on ajoute les personnes protégées par les anticorps, nous arriverons au moment où la vaccination prendra le relais sur les mesures de confinement". Les effets de la vaccination ne seront sensibles qu'au début de l'été. 

La vaccination et le dépistage

Les livraisons de vaccins s'accélèrent. Un million 350 000 personnes ont été vaccinées en 1ère et 2de injection dans les Pays de la Loire. 100% des résidents d'Ehpad et d'USLD (unités de soins longue durée) sont vaccinés pour la 1ère injection, et 80% pour la 2de.

23% de la population générale de plus de 18 ans a reçu une première dose. Les Pays de la Loire se situant juste au-dessus de la moyenne nationale. Plus de la moitié des personnes de plus de 60 ans sont vaccinées. 4 vaccins sont désormais administrés à la population :

À noter, le vaccin Jansen vient de faire son apparition chez les médecins de ville ou les pharmacies, il ne nécessite qu'une injection et se conserve plus facilement que les vaccins à ARN Messager.

Le dépistage n'a plus les faveurs du public, "pourtant il est important de continuer à se faire tester à la moindre alerte ou suspicion de COVID, y compris comme cas contact" rappelle le docteur Jean-Yves Gasgner de l'ARS.

"C'est important pour nous épidémiologistes, à Pâques nous avons eu 184 653 tests, nous sommes à 106 164 !" Même avec des indicateurs qui s'améliorent il faut continuer les dépistages. "Sans eux, nous risquons de perdre le contrôle de l'épidémie". Et de rappeler que "à l'approche du week-end de l'Ascension, il ne faut pas attendre le dernier moment, les centres sont ouverts samedi, lundi et mercredi".

 

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