Covid-19 : un rebond au printemps, mais "des niveaux faibles", constate Santé Publique France

Le virus du SARS-CoV-2, plus connu sous le nom de Covid-19, circule toujours. Le nombre de cas était en augmentation à la fin de ce printemps. Le constat se confirme en Pays de la Loire.

Dans sa pharmacie de Saint-Nazaire, Stéphane Preteseille remarque qu'il vend à nouveau des masques. Mais pas seulement.

"On constate une augmentation des demandes de tests pour le Covid, note-t-il. On n'en faisait quasiment plus et là, j'en fais une dizaine par jours."

Environs 30 % sont positifs au Covid selon le pharmacien. Il faut y ajouter les autotests qui sont achetés dans son officine.

"Il y a une petite épidémie en ce moment", note Stéphane Preteseille qui voit venir surtout des personnes âgées, plus inquiètes.

Comme une petite grippe

Une campagne de vaccination, prise en charge par la Sécurité sociale, vient de se terminer pour les plus de 80 ans.

Quelques jeunes aussi viennent se faire tester pour protéger leur entourage ou leur cercle professionnel.

"La plupart du temps, il y a peu de symptômes, observe le pharmacien, rhume, toux, fatigue. Comme une petite grippe."

Maxime, lui, a du mal à se remettre de l'infection.

Début juin, il a commencé à ressentir de grosses courbatures.

"Comme je n'avais pas d'autres symptômes, dit-il, je n'y ai pas prêté attention. Deux jours après, je toussais, j'avais mal à la tête, le nez qui coulait. Mais je ne pensais pas au Covid."

Maxime apprend que plusieurs cas ont été détectés après une réunion professionnelle à laquelle il a participé. Son entreprise lui a fourni un autotest : positif !

"J'ai du mal à reprendre mon souffle"

"Pendant une semaine, j'ai été KO, dit-il. Ça faisait le yoyo. Grosse fatigue, maux de tête."

Depuis, il dit avoir du mal à s'en remettre. Il n'a pourtant qu'une trentaine d'années et est assez sportif.

"Je n'arrive plus à faire du sport, constate-t-il. J'ai du mal à reprendre mon souffle quand je monte des escaliers."

Selon Santé Publique France, vers la mi-juin, on relevait une augmentation des cas de Covid dans les villes ainsi qu'une "circulation accrue" du virus dans les eaux usées et dans les prélèvements en laboratoire. Le phénomène n'est pas surprenant à cette époque-ci de l'année, semble-t-il.

Un rebond de printemps déjà observé par le passé

"Des vagues de COVID-19 ont déjà été observées au printemps et en été depuis le début de la pandémie. Elles ne sont pas systématiquement en lien avec l'émergence d’un nouveau variant", précise Santé Publique France.

En 2021, année qui avait suivi l'apparition de la pandémie, la fin du printemps avait été marquée par une baisse du nombre de cas, qui avait précédé une reprise fin juin jusqu'en juillet. Une courbe presque similaire avait été constatée à la même époque de l'année en 2022, avec un pic début juillet. En 2023, c'est à la fin du mois de juillet que le nombre d'infections avait augmenté.

En cette fin de printemps et début d'été 2024, toujours au niveau national, la courbe augmente progressivement depuis la mi-mai, dépassant le niveau de 2023 à la même période de la fin juin.

C'est vrai que les gens qui sont malades viennent plus facilement en pharmacie avec un masque. C'est une bonne chose.

Stéphane Preteseille

Pharmacien

En Pays de la Loire, on notait un pic de consultation chez SOS Médecins vers la mi-septembre 2023, liées au virus. Puis une baisse durant l'automne et l'hiver, un rebond à la fin de l'année et une baisse continue avec une activité quasi invisible de mars à mai.

Mais le nombre de consultations pour infection par la Covid augmente à nouveau depuis la mi-mai et grimpe plus franchement depuis début juin.

"Tous les indicateurs de surveillance pour la Covid-19 étaient en légère hausse depuis S21 (semaine du 21 mai), mais se maintenaient à un niveau faible" confirme Santé Publique France.

"Nous avons eu ponctuellement quelques cas hospitalisés sans gravité dans notre service ces dernières semaines. Souvent hospitalisés pour d'autres motifs que le seul Covid", précise le service interne du CHU de Nantes.

En Pays de la Loire, on est autour de 2% des consultations SOS Médecins liées au virus.

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