Déconfinement : toujours pas de prières collectives dans les mosquées de Nantes et de la région

Les rassemblements religieux sont à nouveau autorisés. Des messes ont été célébrées dans certaines églises ce week-end mais le conseil français du culte musulman a recommandé de ne pas organiser de prières collectives pour la fin du Ramadan ce dimanche.

© France Télévisions Olivier Quentin
"Malgré le nouveau décret du gouvernement, la prière de l'Aïd n'aura pas lieu dans les mosquées de France."  Le Conseil français du culte musulman a été très clair dans son communiqué diffusé samedi au lendemain de l'autorisation de réouverture donnée aux lieux de culte. Si certaines églises ont célébré des messes dès ce week-end, les mosquées ont préféré prendre du temps en appliquant à la lettre l'un des passages du décret gouvernemental qui "recommande fortement une reprise des cérémonies à partir du 3 juin".

 

Dans les églises, il y a des chaises mais dans les mosquées, la prière se fait sur les tapis. Il faut qu'on trouve des moyens pour tracer des zones d'un mètre carré au sol pour chaque fidèle.

Abdelkhalek Chadli, le président de l'Association Islamique de l'Ouest de la France, a suivi l'appel à la prudence lancé par le Conseil français du culte musulman. Il nous a confirmé qu'une prière collective n'avait pas été organisée à la grande mosquée Assalam de Nantes ce dimanche pour la fête de l'Aïd qui marque la fin du Ramadan. Même constat pour Ahmed Kouranfal qui est vice-président du Conseil régional du culte musulman et président de l'assocation cultuelle et culturelle Acor basée à la mosquée Annour de Nantes. Pour lui, il n'était pas envisageable d'accueillir les fidèles dans de bonnes conditions, surtout pour une fête qui aurait attiré beaucoup de monde :

Nous pouvons avoir jusqu'à 1 400 personnes pour la prière du vendredi


Abdelkhalek Chadli rappelle que la décision de fermeture des mosquées avait été prise collectivement et "pour préparer les réouvertures, nous avons prévu une réunion mercredi 27 mai avec entre les mosquées de la région." Pour lui, les mosquées ne sont pas prêtes pour accueillir de grandes cérémonies. Et cela peut être plus compliqué que dans une église par exemple par rapport à la pratique même du culte qui se fait sur des tapis au sol pour les musulmans.

On ne réclamait pas l'ouverture de la mosquée pour la célébration. On a donné priorité à l'aide sociale.

Pour Bernard, bénévole à la grande mosquée Assalam de Nantes, la priorité n'est pas à l'organisation de grands rassemblements."On considère que la célébration est quelque chose de secondaire par rapport à la préservation de la santé et de la vie des gens. Il rappelle que les bénvévoles ont été très mobilisés depuis le début de la crise sanitaire. Et il ajoute, "on a même transformé nos locaux en atelier de fabrication de masques".
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