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Justice Morte à Nantes ce 22 novembre : avocats en robe mais aussi en grève

© France 3
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Leur colère est aussi noire que leur robe, les avocats nantais pratiqueront une journée "Justice Morte" ce jeudi.
Ils protestent contre les projets de loi du gouvernement sur la justice. Aucune activité juridique ou judiciaire ne sera possible.

Par Christophe François

Jeudi 22 novembre sera une journée "Justice Morte", ainsi en ont décidé, à l'unanimité,  les avocats du barreau de Nantes, réunis en assemblée générale mardi 20 dernier.

Concrètement, ils cesseront toute activité juridique ou judiciaire, des permanences seront annulées et  des audiences suspendues. La maison de l’avocat sera également fermée au public et il ne sera pas délivré de bons de consultation.

La cible de ce mouvement : le gouvernement et la loi de programmation pour la Justice, dont les avocats dénoncent les dérives.   
 

Avocats en lutte à Nantes et partout en France


Cette journée d'action à Nantes s'inscrit dans un mouvement national approuvé par le  Conseil National des Barreaux, le Barreau de Paris, la Conférence des Bâtonniers.

Ce jeudi 22 novembre, les avocats nantais seront réunis à 9h30 dans le palais de justice de Nantes, en robe.
 

Faire pression sur le gouvernement


A cette occasion, des prises de parole rappelleront les désaccords de la profession vis à vis de la loi de programmation 2019-2022 et de réforme pour la Justice. Ces textes sont examinés depuis ce 19 novembre devant l'Assemblée Nationale, notamment :

 - L’expérimentation élargie à cinq régions administratives, d’une nouvelle organisation de cours d’appel spécialisées et la fusion du tribunal de grande instance (TGI) et du tribunal d’instance (TI) en un seul tribunal judiciaire, annonçant de fait la disparition de juridictions de proximité et partant l’éloignement du justiciable.

 - 
La dématérialisation notamment de la procédure pénale et ses conséquences, s’agissant plus particulièrement des notifications des droits au gardé à vue, contraire aux droits de la défense.


Les avocats craignent que cette réforme ne débouche sur la suppression des plus petites juridictions ce qui amènerait les justiciables concernés à se retrouver à plusieurs dizaines de kilomètres de toute structure juridique.

Mais à l'heure actuelle, aucune juridiction n'est nommément citée.






 
 
 
 
  

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