Saint-Brevin-les Pins, Loire-Atlantique : des parents déscolarisent leurs enfants de CP et dénoncent les méthodes de l'enseignant

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Écrit par Sandrine Gadet
Les parents d'élèves du CP de l'école François Dallet à Saint-Brévin-les-Pins, devant l'antenne nazairienne du rectorat.
Les parents d'élèves du CP de l'école François Dallet à Saint-Brévin-les-Pins, devant l'antenne nazairienne du rectorat. © Christophe François

Depuis ce lundi, des parents d'élèves de l'école François Dallet les-Pins de Saint-Brévin, se relaient devant l'antenne du rectorat pour demander le retrait d'un instituteur dont ils dénoncent le comportement. Déjà 11 enfants sur 24 ne vont plus en classe.

Ils ont multiplié les courriers, alerté l'académie, la mairie, le ministre Jean-Michel Blanquer et même Brigitte Macron. Les parents du CP de l'école François Dallet ne savent plus quel levier actionner pour être entendus. 

Depuis le 8 novembre, date à laquelle l'instituteur dont ils dénoncent les méthodes est arrivé devant leurs enfants, rien ne va plus.

L'année avait pourtant bien commencé, avec une enseignante bienveillante...mais remplaçante. Avant les vacances de la Toussaint, elle informe les parents d'élèves qu'un nouveau maître, titulaire va prendre le poste.

" On ne savait pas qu'un nouveau maître allait arriver ! Et nos enfants n'ont rien compris. "Pourquoi l'institutrice est-elle partie?" demandaient-ils... le nouveau maître leur a crié dessus dès son arrivée parce qu'ils étaient mal assis...et très vite on a perçu un changement chez nos enfants" raconte une mère de famille.

Eczéma, énurésie, terreurs nocturnes et phobie scolaire apparaissent chez ces petits âgés de 5-6 ans.

Ce maitre "qui chronomètre les élèves quand ils rangent leurs affaires", (indique un parent), leur fait peur.

Très vite, les parents sollicitent l'inspection académique, découvrent aussi les antécédents de l'instituteur.

"Nous, en tant que parents, nous n'avions aucun contact avec des gens de Corsept. On a découvert son parcours en faisant des recherches".


"On nous a juste dit qu'il avait eu une sanction administrative pour faute lourde, mais on nous a précisé qu'il avait droit à une seconde chance et qu'il ne fallait pas qu'on lui savonne la planche" indique Cédric, papa d'une petite fille de CP.

Face à la mobilisation des parents, l'inspection d'académie propose de mettre un "protocole" en place. Le passage d'un conseiller pédagogique, 3h tous les 10 jours. Mi-janvier, il est aussi prévu que le même conseiller pédagogique fasse un point sur "sa progression au niveau des enseignements", rapporte Cédric.

"Mais enfin, s'étrangle le père de famille, normalement, il est censé être opérationnel ce monsieur !"  qui poursuit "On ne comprend pas comment une personne qui a été sanctionnée pour faute lourde soit titularisée en CP. On a l'impression qu'on nous balade. On ne laisse pas une personne comme ça devant des enfants !".

De son côté, le rectorat indique que "le professeur, présent en classe, fait l'objet d'un accompagnement par un conseiller pédagogique. Les services académiques suivent cette situation de près.''

"Par ailleurs, poursuit la cheffe de cabinet du recteur Sophie Bujisho, nous sommes vigilants et attentifs au bien-être des élèves, et nous restons à l'écoute des parents. L'ensemble des services académiques reste disponible pour accompagner cette situation dans l'intérêt de tous.''

 

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