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Angers : avec le tram on respire mieux dans les rues

Air Pays de la Loire a mesuré la qualité de l'air dans les rues d'Angers avant le tram en 2008, et avec le tram en 2012, depuis moins de pollution, on respire mieux ! / © Jean-François Meunier / AFP
Air Pays de la Loire a mesuré la qualité de l'air dans les rues d'Angers avant le tram en 2008, et avec le tram en 2012, depuis moins de pollution, on respire mieux ! / © Jean-François Meunier / AFP

On respire mieux dans les rues d'Angers depuis que le tramway est entré en service, c'est ce que confirme une étude comparative d'Air Pays de la Loire menée avant et après l'arrivée du tramway.

Par Christophe Turgis

Air Pays de la Loire a mené en 2012 une étude avec Angers Loire Métropole dont l’objectif était d’évaluer les niveaux de qualité de l’air avant et après la mise en place d’une ligne de tramway et d’isoler l’impact de différents paramètres dans cette évolution : "effet tramway", caractéristiques du parc automobile, pollution de fond ou météorologie.

Des mesures de qualité de l’air ont donc été réalisées au niveau de six axes de circulation en 2008, puis 2012. Trois axes susceptibles d’enregistrer une amélioration de la qualité de l’air en raison du passage du tramway à la place des voitures, et pour les trois autres, une dégradation de leur qualité de l’air en raison de reports de circulation.

Sur les trois axes qui étaient susceptibles d’enregistrer une amélioration – les rues Foch, Letanduère et Mendès France – Air Pays de la Loire a constaté l’effet bénéfique attendu. La modélisation statistique réalisée pour les rues Foch et Letanduère montre que si les conditions de circulation n’avaient pas été modifiées positivement par la mise en service du tramway, les niveaux de polluants mesurés en 2012, auraient été significativement plus élevés que ceux de 2008. Cet "effet tramway" est confirmé par la modélisation réalisée pour le dioxyde d’azote, qui montre un effet bénéfique sur la qualité de l’air d’environ 20 %.

Les trois axes qui étaient susceptibles de subir une dégradation de leur qualité de l’air – les rues Chaperonnière, du Mail et de Belgique – ont malgré tout enregistré une amélioration de la qualité de leur air entre 2008 et 2012. Cette baisse des niveaux de pollution est attribuable à la baisse de la pollution urbaine de fond observée entre les deux périodes d’étude.

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