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“Liberté d'importuner“ : Catherine Deneuve présente ses ”excuses” mais assume

Catherine Deneuve au coeur de la tourmente / © John MACDOUGALL / AFP
Catherine Deneuve au coeur de la tourmente / © John MACDOUGALL / AFP

Catherine Deneuve, qui préside en ce moment le jury long métrage du festival Premiers Plans d'Angers, a présenté ses "excuses" après la tribune sur la "liberté d'importuner" dont elle est l'une des signataires.

Par Fabienne Béranger

Catherine Deneuve est l'une des signataires vedette de la tribune sur la "liberté d'importuner". Une tribune publiée dans Le Monde le 9 janvier et qui est, depuis, à l'origine d'une polémique enflammée en France comme à l'étranger.

La comédienne, présidente du jury du festival Premiers Plans d'Angers qui se déroule en ce moment, a donc présenté dimanche ses "excuses" aux victimes d'agression tout en assumant ce texte "vigoureux" à défaut d'être "parfaitement juste".
"Je salue fraternellement toutes les victimes d'actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans le Monde, c'est à elles et à elles seules que je présente mes excuses", écrit l'actrice dans une lettre publiée par Libération sur son site internet et qui fait également la une du quotidien ce lundi matin.

"Oui, j’ai signé cette pétition" poursuit Catherine Deneuve, "et cependant, il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte."

Allusion à la déclaration de Brigitte Lahaie, l'une des 100 signataires de la pétition. L'ex actrice de porno a déclaré mercredi dernier sur le plateau de BFMTV que l'on "peut jouir lors d'un viol".

Parmi les voix qui se sont élevées contre cette tribune, celle de la Sarthoise Marlène Schiappa.
La semaine passée, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a déclaré au micro de France Culture : "Dans cette tribune, il y a des choses profondément choquantes, voire fausses. (...) Nous avons déjà énormément de mal à faire comprendre aux jeunes femmes que lorsqu'un homme frotte son sexe contre elles dans le métro sans leur opinion, c'est une agression".




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