Saint-Aignan-de-Roë, près de Craon : les bonnes soeurs en guerre contre le Vatican

Mais que se passe-t-il au couvent de Saint-Aignan-de-Roë ? / © France 3 Pays de la Loire
Mais que se passe-t-il au couvent de Saint-Aignan-de-Roë ? / © France 3 Pays de la Loire

C'est une histoire pas très catholique. En Mayenne, des bonnes sœurs ​​​​​​tiennent tête au Vatican. Leur monastère de Saint-Aignan-sur-Roë n'est pas en odeur de sainteté auprès de la Papauté qui leur reproche d'être trop rigoristes et autonomes.
 

Par FB avec Pierre-Erik Cally

Bonté divine, que se passe-t-il donc au couvent de Saint-Aignan-de-Roë ?

Le Saint Siège voudrait reprendre la main sur l'Institution. Mais pas question pour les religieuses mayennaises qui ont même refusé d'accueillir une nouvelle Mère Supérieure. 

Après plusieurs visites des représentants de Rome, ceux-ci auraient sévèrement critiqué le travail des sœurs leur reprochant notamment d'être trop dans la prière.

D'où une injonction de fusion stricte de la maison de retraite qu'elles ont créée mais qui est gérée depuis par une association.
Et surtout que la mère supérieure fasse ses valises. Avec une sentence possible : toutes pourraient être relevées de leurs vœux…

"Si nous sommes relevées de nos voeux c'est par fidélité au charisme, ce n'est pas par résistance, comme on le dit à l'église", explique Sœur Marie de Saint Michel, ancienne mère supérieure, "c'est une menace très grave..."
 

"Non ce n'est pas du tout de l'intégrisme"


A Saint Aignan-sur-Roë, on ne comprend pas l'acharnement du diocèse et de Rome. Les soeurs participent en effet à la vie et à l'économie du bourg depuis très longtemps et, surtout, sont loin d'être considérées comme intégristes.

"Non ce n'est pas du tout de l'intégrisme", souligne Loïc Pene, maire de Saint-Aignan-sur-Roë, "beaucoup de gens vont à la messe, il y a des messes tous les jours. Ce n'est pas de l'intégrisme, loin de là. Ce n'est pas ressenti comme ça par les gens de la commune"

Du côté du diocèse on est bien embarrassé. "Il faut se calmer", voila pour le mot d'ordre. C'est donc le Vatican qui a pris la main sur ce dossier.

"Je ne peux pas vous dire les reproches qui sont faits puisque c'est Rome qui gère cette affaire-là. Je ne peux vous dire si on parle en terme de reproches d'ailleurs", explique Véronique Larate, diocèsale de la Mayenne.

Que va-t-il se passer ? La hiérarchie romaine ira-t-elle jusqu'à renoncer aux vœux ? Un comité de défense s'est créé. Et les sœurs rebelles sont déterminées. 

► Le reportage de notre rédaction
Les bonnes soeurs de Saint-Aignan-de-Roë Vs le Vatican

 

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