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Naufrage du Grande America : les ostréiculteurs prennent leur précautions

Parc ostréicole à Talmont-Saint-Hilaire, le 18 décembre 2018 Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire / © Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire
Parc ostréicole à Talmont-Saint-Hilaire, le 18 décembre 2018 Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire / © Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire

Les ostréiculteurs ont été invités  à prendre des précautions pour limiter la casse que pourrait occasionner la pollution aux hydrocarbures causée par le
naufrage du navire italien Grande America, a-t-on appris auprès du comité national de la conchyliculture (CNC).

Par CD avec AFP


"La première mesure, c'est de mettre le maximum de produits en circuit fermé", a indiqué à l'AFP Philippe Le Gal, président du CNC.
  
 "On a des systèmes de bassins, de claires ou de marais salants, qui nous permettent de nous isoler du milieu marin", a rappelé M. Le Gal, selon qui le message est parti jeudi matin "sur toute la façade Atlantique".
  
 Si tous les professionnels ne sont pas en mesure de le faire, "les trois quarts" des 3.000 entreprises présentes sur la façade peuvent, selon lui, se prémunir.
  
 "Lorsque ça touche un endroit, les boulettes de pétrole, on ferme en vertu du principe de précaution et après, on fait des analyses, on vérifie qu'il n'y a pas de contamination", a précisé  Philippe Le Gal.
    
Il a demandé aux producteurs d'huîtres de la zone de procéder à une deuxième mesure, en l'occurrence "de faire des constats d'huissiers de l'état naturel de nos sites,avant contamination" . "Ça permettra après d'avoir des preuves et des constats
pour attaquer l'armateur pour pollution", 
a t-il ajouté.
  

"En mer on maîtrise rien"  



De son côté, le comité national des pêches a indiqué avoir demandé aux comités régionaux de faire des constats d'huissier pour les gisements coquilliers exploités par les pêcheurs à pied afin de garantir leurs droits en cas de pollution.
  
"On ne sait pas trop où ça va tomber", a indiqué Philippe Le Gal. 
    
Il estime toutefois que le lieu de la marée noire est impossible à prévoir. "Quand c'était l'Erika (qui avait fait naufrage au large de la Bretagne fin 1999, NDLR), soi-disant c'était tel endroit et en fin de compte, c'était l'opposé", a-t-il précisé, avant de conclure: "En mer, on ne maîtrise rien".
 

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