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Notre-Dame-des-Landes enterré, les aéroports de la région y voient une opportunité

© PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST
© PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST

Comment répartir le flux de touristes ? La question semble se poser en Pays de la Loire suite à l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Laval, mais surtout Angers, ne comptent cette fois-ci pas se laisser faire. 

Par Cathy Dogon

Si l'on en croît le président du conseil départemental du Maine-et-Loire, il en faudrait peu pour que l'aéroport Angers-Marcé attire les moyens-courriers. 

Suite à l'annonce de l'abandon du projet Notre-Dame-des-Landes, la question du tourisme est remise à plat pour la région des Pays de la Loire. Enfin surtout pour la Sarthe et le Maine-et-Loire qui se trouvaient lésés par le service aérien. 

Une solution complémentaire à l’aménagement des aéroports de Nantes et Rennes est possible : Angers-Marcé, un équipement adapté, immédiatement disponible pour répondre aux enjeux de développement.
a déclaré le président du conseil départemental du Maine-et-Loire Christian Gillet. 


Selon lui, le rallongement de la piste de 300m suffirait pour rendre Angers-Marcé attractif. Des avions de 180 passagers pourraient alors y atterrir.

"On ne tient pas à ce que les deux métropoles de l'Ouest, Nantes et Rennes, continuent à pomper toute la richesse, toute la valeur active de nos départements" a-t-il lancé à Ouest-France. Il pourrait être soutenu par le maire angevin et président d’Angers Loire métropole, collectivité en charge de l’équipement, Christophe Béchu. 
 

Un pas en avant, deux pas en arrière


Pour l'instant, l'aéroport d'Angers semble ne servir que d'aérodrome. Si des liaisons ont un temps desservi Londres et Clermont-Ferrand, et que des vols font la navette Angers-Bastia l'été, aucun vol n'est programmé pour la basse saison.

Situé à 25km au nord-est d'Angers, l'aéroport a été fondé en 1998. Mais lors d'un séminaire début 2017, les maires d'Angers Loire Métropole auraient acté le principe de la fin des vols réguliers, car la direction générale de l'aviation civile a retiré ses contrôleurs aériens, sans quoi l'aéroport ne peut fonctionner. 

En 2016, l'aéroport aurait accueilli 8 à 10 000 passagers. Il aurait actuellement la capacité d'en accueillir 50 000.
 

Pendant ce temps à Mayotte, on demande une piste plus longue pour l'aéroport

Quelques centaines de personnes ont manifesté samedi à Mayotte pour réclamer l'allongement de la piste de l'aéroport de Pamandzi, ont relayé plusieurs médias locaux et le député LR de Mayotte Mansour Kamardine.

Le projet d'une piste longue à Mayotte, qui permettrait des liaisons directes Mayotte-métropole avec des avions gros porteurs, est évoqué depuis de nombreuses années, mais n'a jamais abouti.

A l'appel d'un Collectif de citoyens de Mayotte, regroupant plusieurs associations, quelques centaines de Mahorais, arborant parfois drapeaux français et drapeaux européens, ont défilé en Petite-Terre, près de l'aéroport de Pamandzi, pour réclamer la construction de la piste longue, au nom de "la sécurité des usagers", du "désenclavement de l'île" et du "développement économique".

Alors que le projet Notre-Dame-des-Landes vient d'être abandonné, ils estiment que "c'est une opportunité" et souhaitent que "les élus se rapprochent de l'Etat afin de voir dans quelle mesure la solidarité de l'Etat peut jouer afin que les fonds qui étaient prévus pour Notre-Dame-des-Landes soient orientés vers Mayotte", a expliqué sur Mayotte 1ere l'un des organisateurs de la manifestation, Foumo Sihali.

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