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En Pays de la Loire, le mouvement des surveillants de prison suspendu

Les surveillants de prison devant la maison d'arrêt de La Roche-sur-Yon, le 6 mars 2019 / © Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire
Les surveillants de prison devant la maison d'arrêt de La Roche-sur-Yon, le 6 mars 2019 / © Damien Raveleau, France 3 Pays de la Loire

Les surveillants de prison des différents centres pénitentiaires de la région Pays de la Loire ont décidé, ce vendredi matin, de suspendre leur mouvement. Néanmoins la prison de Condé-sur-Sarthe est toujours bloquée par une cinquantaine d'agents.

Par Sandrine Gadet

Ils ont débrayé quelques heures ce vendredi matin avant de suspendre leur mouvement. Les agents de la pénitentiaire sont toujours très remontés suite à l'agression de deux de leurs collègues mardi matin à la prison de Condé-sur Sarthe. 

"Ce matin nous avons poursuivi le mouvement quelques heures pour montrer à notre ministre que nous restons en éveil, puis nous avons décidé d'arrêter. Des discussions doivent avoir lieu dans la journée entre nos syndicats et l'administration pénitentiaire" indique William Cozic, délégué FO-Pénitentiaire pour les prisons de Nantes, qui poursuit, "nous attendons des réponses fortes notamment sur l'aspect sécuritaire".

Ces propos font écho aux explications de Stéphane Canuti, délégué de FO-Pénitentiaire en Corse, qui a déclaré auprès de nos confrères de l'AFP, "quand on entend les énormités de la ministre de la Justice qui dit qu'on ne comprendpas pourquoi les gens n'ont pas été fouillés, c'est à tomber à la renverse. On ne peut pas faire de palpation sur les visiteurs extérieurs", regrette t-il.
"Dans les stades de foot, les concerts ou les aéroports, les gens sont fouillés, palpés par des agents de sécurité privés et nous, fonctionnaires d'Etat, dans un milieu où il y a des gens dangereux, on nous dit qu'on ne peut pas fouiller", a-t-il encore déploré.

Pour rappel, mardi dernier, le couteau en céramique avec lequel les surveillants de la prisond e Condé-sur-Sarthe ont été poignardés a probablement été introduit dans la prison par la compagne du détenu, Michaël Chiolo, qui n'a pas été fouillée. Le détecteur de métaux n'a pas permis de repérer l'arme.  

Des discussions et négociations devraient avoir lieu ce vendredi après-midi entre les syndicats de la pénitentiaire et le ministère de la justice. Si elles devaient échouer les surveillants de prison se disent prêts à reprendre leurs actions.

Dans l'Orne, " le centre pénitentiaire de Condé est toujours bloqué. 50 agents étaient devant à 7H00 ", a indiqué le service de communication régional de l'administration pénitentiaire à l'AFP. 

Ce vendredi matin, les forces de l'ordre se sont rendues sur place pour tenter de déloger les manifestants.







 

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