Le Mans : une permanence parlementaire recouverte d'affiches anti CETA

Des affiches dénonçant l'accord de libre échange entre l'Europe et le Canada ont été collées ce jeudi matin sur la façade de la permanence de Damien Pichereau au Mans. Le collectif auteur de cette action s'oppose à l'accord ratifié il y a un an par l'Assemblée Nationale et qu'il juge climaticide.

La permanence du député sarthois LREM Damien Pichereau recouverte d'affiches par des militants anti CETA
La permanence du député sarthois LREM Damien Pichereau recouverte d'affiches par des militants anti CETA © collectif contre le CETA
Les opposants à l'accord de libre échange conclu entre l'Union Européenne et le Canada ont toujours espoir qu'il ne sera pas ratifié par la France. Voté il y a pile un an, par une courte majorité de l'Assemblée Nationale (des députés LREM avaient même voté contre), le texte doit encore passer devant le Sénat.

Ce jeudi 23 juillet 2020, un an après le vote des députés, plusieurs mouvements ont décidé de rappeler leur opposition à cet accord qu'ils jugent climaticide. Plusieurs permanences des parlementaires qui avaient voté pour la ratification de ce texte ont été visées. Des affiches anti CETA y ont été collées.

Dans la Sarthe, la permanence de Damien Pichereau, ex UMP passé La République En Marche, a ainsi été recouverte d'affiches.

Une action revendiquée par Greenpeace avec le soutien de Attac et de la Confédération Paysanne. Pour eux, cet accord "reste toujours incompatible avec l’Accord de Paris (sur le climat)".

Notons que la Convention Citoyenne sur le Climat voulue par Emmanuel Macron a demandé le réexamen de l'accord de libre échange, mais qu'Emmanuel Macron s'y est opposé alors qu'il s'était engagé à reprendre les propositions de la convention.

Le collectif qui s'est mobilisé ce 23 juillet estime que "Le CETA participe à alimenter la guerre mondiale des prix agricoles au détriment des droits sociaux, du revenu paysan, de la qualité de l’alimentation et de la préservation de l’environnement. Cet accord de libre-échange tire vers le bas les normes sociales et environnementales au profit des multinationales. À titre d’exemple, farines animales, antibiotiques comme facteurs de croissance et OGM sont autorisés au Canada."
 
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