Sarthe : les hôpitaux du département en détresse à l’arrivée de la période estivale

Publié le
Écrit par Ana Le Roy

Suite à un appel national, entre 70 et 80 professionnels de la santé se sont retrouvés à Allonnes ce mardi 7 juin, devant l’établissement public de santé mentale de la Sarthe (EPSM) pour dénoncer les mauvaises conditions de travail dans les hôpitaux.

Plusieurs organismes de l’extérieur étaient présents mais aussi quelques médecins et organisations syndicales (CGT, CFE-CGC, SUD, …) ont pu se joindre au rassemblement.



Anxieux, les hôpitaux dénoncent une situation critique face à l’arrivée de la période estivale. "On risque de devoir fermer d’autres lits en plus, au vu de notre manque de personnel médical", explique Fréderic David, secrétaire CGT à l’EPSM.

En sous-effectif médical et paramédical, les fermetures de lits vont conduire à réduire la possibilité d’accueil sur le département. "A l’EPSM Sarthe, ils ont ouvert 24 lits supplémentaires, mais ils vont devoir fermer cet été et cela ne va pas suffire", indique Fréderic David.

Les établissements sarthois font face à un problème de pénurie et de répartition des médecins sur le territoire. Le taux d’occupation de l’hôpital dépasse les 100%. Une vraie source d’angoisse pour les salariés qui appréhendent les prochains mois.

La région au chevet de la Sarthe

La semaine dernière, l’Agence Régionale de Santé de la Sarthe a lancé un appel à la solidarité au niveau de la région.



Les CHU de Nantes et Saint-Nazaire ont gardé des lits d’hospitalisations pour le département. "On attend les législatives pour qu’il y ait de vraies actions en direction des hôpitaux si nous voulons continuer à avoir un vrai service public de santé", souhaite Fréderic David.



Les enjeux du service public sont au cœur des préoccupations et les professionnels de santé espèrent attirer suffisamment l’attention sur la situation des établissements. 

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité