Fleuron de la filière nautique en France, le groupe Beneteau vend 9000 bateaux par an

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Écrit par Fabienne Even

Leader mondial de la construction de voiliers, le groupe Beneteau est le premier employeur privé de Vendée. Depuis 140 ans, l'entreprise résiste aux aléas économiques. Elle innove aussi face aux enjeux environnementaux. Elle présentera au Salon Nautique de Paris 2022 ses dernières nouveautés.

La Vendée est le berceau du groupe Bénéteau. Si l'entreprise s'oriente résolument à l'international, elle poursuit aussi son développement en Pays de la Loire. Parmi les sept usines du groupe situées en Vendée, celle du Poiré-sur-Vie fabrique des monocoques et des multicoques de série de 10 à 14 mètres.

450 voiliers sortent chaque année de l'usine qui emploie 450 personnes. Au regard de l'importance du site, on ne parle plus de chantier naval mais bien d’usine de production. Le nautisme à l’ère industrielle, dont l'étape clé de la construction est le moulage en composite. 

"Tout est basé sur la qualité du moulage, des opérations essentielles pour la qualité structurelle et esthétique du bateau", confirme Maëlle Marques, directrice de l'usine du Poiré-sur-Vie.

Tel un immense jeu de construction, les voiliers de 10 à 14 mètres sont ensuite assemblés par des menuisiers, électriciens, plombiers, une multitude de métiers spécialisés.

Ca se pose assez facilement. Tout le module est déjà construit. On vient le poser, l’ajuster, le visser. C’est assez rapide en fait.

David Renaud, menuisier à ciel ouvert

Une fois le réseau électrique, la plomberie et les meubles positionnés, le bateau est ponté, une opération très délicate, ajustée au centimètre près. Des savoirs faire transmis de génération en génération. Car la réussite du groupe Beneteau c’est l’histoire d’une famille vendéenne.

Une entreprise familiale

Le premier chantier artisanal est créé à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en 1884 par Benjamin Bénéteau, architecte naval. D'abord spécialisé dans la construction de chalutiers à voile, il se lance dans le bateau à moteur dans les années 1910.

En 1964, la troisième génération Bénéteau assure la transition du bois au polyester. L’engouement du public pour la plaisance et les grandes courses à la voile comme la Figaro propulsent l’entreprise au rang de leader mondial des constructeurs de voiliers.

Elle est aussi un outsider de poids dans la construction de bateaux à moteur. Et pour tenir ce rang, le groupe industriel s’appuie notamment sur ses bureaux d’études.

"On a des styles qui sont faits par des cabinets d’architecture, des architectes d’extérieur et d’intérieur. On a également un cahier des charges fait par le marketing qui nous explique très précisément les attendus des clients", explique Amandine Toussaint, chef de projet du catamaran Excess 14, l'un des derniers nés de la gamme.

Une trentaine de nouveaux modèles sont conçus chaque année pour une clientèle de plus en plus internationale. Et pour suivre les tendances, l'entreprise conçoit désormais des bateaux équipés de moteur hybride ou électriques et met au point des nouveaux matériaux de construction respectueux de l’environnement.

On était sur des matériaux très chimiques, du polyester, de la fibre de verre. Demain, ces matériaux vont être remplacés par des résines recyclables et les fibres vont être remplacées par des fibres d’origine naturelle comme le chanvre et le lin

Erwan Faoucher, directeur innovation et développement durable

Le groupe Beneteau fabrique 9 000 bateaux par an, 43 % de voiliers et 57% de bateaux à moteur. Leur prix varie de 40 000 euros à plusieurs millions d’euros. l'entreprise emploie plus de 8 000 personnes dans le monde.

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