Agression d'un brancardier en Vendée : l'auteur présumé des faits sera jugé le 26 avril

L'agresseur présumé du brancardier à l'hôpital de Challans en Vendée sera jugé le 26 avril prochain. Il a été incarcéré dans l'attente de son procès. En comparution immédiate, ce 10 avril, le suspect a demandé un délai pour préparer sa défense.

Ce mercredi 10 avril, devant le tribunal des Sables d'Olonne le prévenu âgé de 23 ans s’excuse. Par la voix de son avocat et à son tour à la barre.

Il explique regretter son geste : un coup sur la nuque porté sur un brancardier sur le parking de l’hôpital de Challans.

Un geste qui a causé une chute et entraîne une incapacité de travail de 21 jours.

L'homme âgé de 23 ans a été interpellé lundi 8 avril et placé en garde à vue après les faits qui lui sont reprochés et se sont déroulés samedi : une violente agression contre un brancardier de l'hôpital de Challans en Vendée.

Hospitalisé sur place, l'état du brancardier s’est depuis stabilisé.

Il a reçu un arrêt de travail supérieur à huit jours, a indiqué la procureure de la République des Sables d'Olonne.

A lire aussi : "Un acte odieux et lâche" : un brancardier de l'hôpital de Challans en Vendée passé à tabac par les proches d'un patient

Sous l'emprise de l'alcool

L'homme, déjà condamné pour des vols et des conduites sans permis, n'a jamais été incarcéré.

Le prévenu avait bu une bouteille de whisky selon ses propres dires.

Selon sa famille, venue le soutenir à la barre du tribunal des Sables d'Olonne, il a perdu le contrôle devant ce qu’elle appelle le mépris du personnel hospitalier.

Le père du prévenu présent à l'audience se présente le visage presque entièrement bandé.

Il explique avoir été brûlé "au troisième degré" lors d'un branchement électrique illégal, alors qu'il vit dans un campement situé sur la commune de Challans.

L'hôpital n'a même pas voulu nous prendre. Au bout de 45 minutes, mon fils a pété les plombs. J'aurais fait la même chose que mon fils.

Lionel Fauvau

père de l'accusé

Avec les autres membres de la communauté des gens du voyage il dénonce un refus de prise en charge médicale par mépris pour ce qu'ils sont.

Un mépris des gens du voyage

"On a attendu 45 minutes, on les a suppliés à l'hôpital de nous prendre, de nous donner un petit cachet pour nous soulager" détaille Lionel Fauveau au micro de France 3 Pays de la Loire.

"Ils ont dit : si vous n'êtes pas contents d'être ici sales manouches, vous n'avez qu'à aller à La-Roche-Sur-Yon ou à Nantes". Ce sont les mots qui ont été prononcés" assure-t-il.

Selon l’hôpital les victimes étaient prises en charge.

Le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. Il a été placé en détention provisoire et sous contrôle judiciaire en attente de son jugement.

L'enquête du parquet des Sables d'Olonne a été ouverte pour "violences contre personnel médical".

L'auteur de cet acte risque "jusqu'à 5 ans de prison" pour "violences contre personnel médical ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours".

Un acte odieux et lâche

L'émotion a été grande et générale dans le monde de la santé suite à cette agression.

"Un acte odieux et lâche" avait dénoncé le ministre délégué à la santé Frédéric Valletoux dans un message sur le réseau social X ex-Twitter

Les équipes du SAMU de la Vendée ont apporté "leur soutien" à leur collègue brancardier "agressé dans le cadre de ses fonctions".

Face à des violences verbales et physiques de plus en plus récurrente, la direction du groupement hospitalier vendéen a notamment décidé lundi 8 avril la présence d'un agent de sécurité 24/24h et 7 jours sur 7 devant l'entrée des urgences.

Article écrit avec Cathy Colin et Damien Raveleau.

Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux et sur france.tv