VIDEO. Cahiers d'un déporté vendéen. 80 ans après la seconde guerre mondiale, son petit-fils témoigne pour l'Histoire

Dans ses cahiers, Louis Buton, résistant Vendéen, raconte l'horreur des camps de concentration ©France Télévisions / Quentin Carudel / Ruohan Chen Séphane Hérel

En Vendée, ce week-end de l'Ascension, une association rend hommage aux résistants déportés en 1943. L’un d’entre eux, revenu des camps de concentration, a écrit des cahiers racontant l’horreur des camps… Des ouvrages, aujourd’hui encore intacts, et qui se transmettent au sein de sa famille.

Un cahier d’écolier… Témoin d'une histoire qu’on n’étudie pas toujours sur les bancs de l’école. Son contenu : les souvenirs de Louis Buton, un résistant déporté dans les camps de concentration de Buchenwald et de Mauthausen…

"Dans les blocks, nous devions à chaque instant nous déranger... C'était le comptage des couvertures, les corvées de bois, de charbon et surtout, chaque jour, la visite des poux. Cela consistait à nous présenter nus, le caleçon à la main et la chemise avec", peut-on lire dans son témoignage, raconté aujourd'hui par son petit-fils, Jacques Buton. 


Après la fin de la guerre, affaibli mais toujours en vie, Louis retourne auprès de sa famille. Quelques années plus tard, il écrit six cahiers qu’il donne à ses cinq enfants… Un récit poignant que son petit-fils a mis en images, sous forme d'un film documentaire avec l'aide d'un journaliste pour faire perdurer ces témoignages.

"C'est important pour que personne n'oublie ces moments terribles de la seconde guerre mondiale. Ces moments doivent être connus et rappelés pour que nos enfants le sachent. C'est essentiel", ajoute-t-il.
Comme Louis Buton en 1943, soixante résistants sont arrêtés et déportés pour avoir participé à un parachutage d’armes du côté d’Aizenay. Seuls 18 ont survécu.

La Vendée, c'était 50.000 soldats allemands

Pour leur rendre hommage, l’association « Mémoire Vivante » organise ce week-end une série d’événements, afin de témoigner de l’histoire de ces résistants dans une Vendée en pleine occupation.


"La Vendée, en début de guerre, c'était à peu près 50.000 soldats allemands stationnés. Il y avait une zone de 30 km sur les côtes qui était interdite, que l'on appelait "Zone interdite" car elle commençait à être fortifiéé pour le Mur de l'Atlantique et donc, on avait beaucoup de soldats chez nous", explique Nicolas Richard, membre de l'association "Mémoire Vivante".

Reportage de Quentin Carudel, Ruohan Chen et Stéphane Hérel

Durant tout le week-end, et à l'occasion du 80 éme anniversaire du parachutage d'armes de 1943 des concerts et des films seront diffusés sur cette partie de l’histoire du département, y compris le film sur les écrits de Louis Buton. Voici le programme :

  • Vendredi 19 mai :Ouverture des camps de reconstitution militaire à partir de 18h
  • Samedi 20 mai : Ouverture à 11h, expositions de matériel de la seconde guerre mondiale avec  démonstrations
  • Commémoration officielle à 17h 30, 19h soirée concert, 22h30 film sur la vie d'un résistant vendéen, 23h feux d'artifice
  • Dimanche 21 mai: Ouverture à 10h

Mémoire Vivante, édition 2023

Lien vers l'association

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