Confinement : aux Sables d'Olonne, ils retrouvent la mer après un mois de privation

Les badauds et les surfeurs ont largement profité d'un beau week-end. Retrouvailles avec la mer suite à l'allègement des conditions du confinement. Ambiance aux Sables-d'Olonne.
Il est désormais possible de se balader pendant trois heures au bord de mer, si l'on habite à 20 kilomètres.
Il est désormais possible de se balader pendant trois heures au bord de mer, si l'on habite à 20 kilomètres. © France Télévisions Damien Raveleau
Trois heures, vingt kilomètres.
Certains piaffaient depuis l'annonce des assouplissements aux règles du confinement et attendaient ce week-end avec impatience.
Désertée depuis un mois, la plage des Sables-d'Olonne en Vendée a accueilli ce week-end, des badauds venus se payer un bon bol d'air le long de la grande plage, ou des surfeurs qui se sont précipités dans l'eau.

Tous ont profité de l'autorisation des 20 km pour échapper, trois heures durant, au confinement.
 

Soleil et houle étaient au rendez-vous, mieux valait être réactif ce week-end. "Hier matin, samedi, dès neuf heures on était dans l'eau, il faut s'attendre à ce qu'il y ait moins de vagues dans les trois, quatre jours à venir...on en a profité" explique ce surfeur, croisé à proximité du remblai.

Pour d'autres, le surf n'avait jamais vraiment cessé. Il s'agirait plutôt d'un retour au grand jour.
"On a continué un petit peu, mais c'était chiant de surfer illégalement".

"La mer non-stop"

Ce dimanche, on retrouve la joie toute simple de déjeuner en famille face à la mer, ou de tenir un cerf volant.
La plupart sont venus en voisins... qui n'avaient pas vu l'océan depuis le mois dernier. "On habite à 4 km d'ici raconte cette mère de famille, dans le centre de Chateau d'Olonne". Elle est venue à vélo avec son mari et ses trois enfants. "Depuis samedi on a profité de la mer non-stop"

Trop impatients, d'autres ont choisi pour la journée d'élargir leur périmètre autorisé.

"J'habite pas les Sables, j'habite les Herbiers, j'habite en Vendée, j'ai le droit d'aller à la mer si j'ai envie de faire du surf. C'est un sport. C'est pas interdit le surf...pour moi c'est pas interdit !" explique ce surfeur, planche sous le bras.

La plage est restée relativement clairsemée, la règle des 20 kilomètres semble avoir été largement respectée.

Et l'horizon marin s'est habillé de quelques voiles qui lui manquaient, depuis le départ du Vendée Globe !

► Le reportage de la rédaction
 
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