Vendée : le premier loup identifié dans la région depuis plus d'un siècle

Le loup n'avait jamais été formellement identifié depuis plus d'un siècle. Le premier loup gris a été observé vendredi 14 mai à Jard-sur-mer en Vendée.

Le 14 mai 2021 matin, le loup a été pris en photo sur la commune de Jard-sur-mer par un dispositif de piège photo visant à assurer un suivi de la faune sauvage.
Le 14 mai 2021 matin, le loup a été pris en photo sur la commune de Jard-sur-mer par un dispositif de piège photo visant à assurer un suivi de la faune sauvage. © FDC85

C'est une photographie qui a permis de faire cette découverte exceptionnelle. L'Office français de la biodiversité (OFB) a pu authentifier la présence d'un loup gris sur la commune de Jard-sur-mer en Vendée, une première dans la région depuis plus de 100 ans.

Une observation surprenante

"C'est surprenant car on est loin des zones de présence du loup dans les Alpes", explique Régis Gallais, responsable régional du réseau loup Pays de la Loire de l'OFB. En 2018 déjà, l'Observatoire du loup soupçonnait la présence du canidé en Vendée.

Pour expliquer cette présence aussi loin des meutes, le spécialiste évoque la stratégie de dispersion. "Le loup ne va pas s’installer dans le territoire voisin de son lieu de naisance. Il va pouvoir se déplacer sur des distances considérables, parfois de 1 000 à 1 500 kilomètres. C’est de la prospective aléatoire".

Depuis sa réapparition dans les Alpes du Sud en 1992, le loup a parcouru des territoires aussi éloignés que les Pyrénées, la Lorraine, la Bourgogne, la Somme ou encore la Nouvelle Aquitaine. En 2020, près de 80 meutes ont été comptabilisées en France.

Création d'un dispositif de surveillance

Un dispositif de surveillance et d’accompagnement a été mis en place sur le secteur concerné pour en savoir plus sur l'individu de cette espèce protégée.

La rapidité de déplacement et la discrétion de cet animal fait que l’espèce peut facilement passer inaperçue le long de son trajet de dispersion. Il peut séjourner de quelques jours à plusieurs mois dans un secteur avant de le quitter.

L'OFB le rappelle, cette espèce ne représente aucun danger pour l’homme. "C’est un animal très craintif, très discret, qu’on aura du mal à observer, témoigne Régis Gallais. Il y a un risque pour les animaux d’élevage, mais par rapport à l’humain il n’y a pas de risque."

Le loup va-t-il rester dans la région ? Pour le responsable de l'OFB, impossible à dire : "leur comportement est imprévisible, le loup cherche un territoire intéressant et reste très mobile". Cela dépendra d'abord de "sa chance de trouver un individu de sexe opposé" dans la région.

 

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