L'ex-président de l'université de Toulon blanchi dans une affaire de violences

L'ancien président de l'université de Toulon, Laroussi Oueslati, a été blanchi d'accusations de violences, tandis que l'instruction dans l'affaire du trafic présumé de diplômes au profit d'étudiants chinois dans laquelle il est mis en examen depuis septembre 2010 est achevée.

Par Afp

Selon l'avocat de M. Oueslati, Me Lionel Moroni, la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé le non-lieu rendu par un juge d'instruction de Toulon dans un dossier de violences volontaires dans lequel il avait été mis en cause en novembre 2010 par une prostituée varoise.

Dans l'affaire des diplômes, qui avait éclaté en avril 2009 avec des perquisitions de la police à l'université, l'instruction est achevée, après un changement de juge, et en cours de règlement au parquet, a-t-on indiqué au parquet de Marseille. "Depuis 18 mois, on n'a aucune nouvelle, ni réquisitoire écrit ni ordonnance de renvoi", a déploré Me Moroni, qualifiant le dossier de "bidon".

En septembre 2009, une enquête administrative sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois à l'université de Toulon avait évoqué de "graves irrégularités", conduisant la ministre de l'Enseignement supérieur de l'époque, Valérie Pécresse, à demander la saisine de la section disciplinaire de l'établissement. Un mois plus tard, M. Oueslati, accusé d'avoir entravé l'enquête administrative, avait été suspendu de ses fonctions et il avait démissionné en octobre 2009, dénonçant un "procès d'inquisition" et niant les faits. L'ancien conseiller régional (PRG) avait été révoqué de la fonction publique en mai 2010 avant d'être mis en examen et écroué à la prison des Baumettes en septembre. Il avait été remis en liberté en mai 2011.

Cette affaire de trafic présumé de diplômes avait démarré avec la dénonciation sans preuves de faits de corruption par un enseignant de l'Institut des administrations et des entreprises (IAE) au sein de l'université. Deux étudiants chinois et une ancienne chargée de mission auprès de M. Oueslati avaient également été mis en examen.
 

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