L'inconnu signalé dans un hôtel à Dieppe n'était pas Ligonnès, vu pour la dernière fois dans le Var

L'inconnu signalé dans un hôtel de Dieppe (Seine-Maritime) n'était pas Xavier Dupont de Ligonnès, ce père de famille introuvable dont la femme et les quatre enfants ont été retrouvés assassinés à Nantes en avril 2011, a annoncé le parquet de Nantes.

Portraits  Xavier Dupont de Ligonnès
Portraits Xavier Dupont de Ligonnès © France3 Côte d'Azur
"L'exploitation de la vidéo a permis d'établir que la personne qui a fréquenté l'hôtel de Dieppe n'était pas Xavier Dupont de Ligonnès", a indiqué dans un communiqué le procureur de Nantes Brigitte Lamy.
"Des signalements, il y en a toujours. Depuis que je suis arrivée à Nantes (printemps 2012, ndlr), j'en ai eu cinq ou six et les juges d'instruction en ont eu aussi de leur côté", a-t-elle dit à l'AFP.
"L'enquête n'est pas close, le dossier vit toujours, il y a toujours des actes et des recherches, ça ne s'arrête jamais", a dit Mme Lamy, "mais à ce stade il n'y a rien de plus, rien de nouveau dans ce dossier".
Mme Lamy a cependant confirmé "la diffusion en Allemagne en février ou mars d'une émission de recherche pour retrouver une ancienne conquête de Xavier Dupont de Ligonnès".

Près de 700 signalements de M. Dupont de Ligonnès ont déjà été vérifiés depuis le drame et plus de 2.000 procès verbaux réalisés.

Le signalement de Dieppe a provoqué un emballement médiatique hier. Le directeur de l'hôtel où a été signalé un homme ressemblant au fugitif a expliqué avoir juste "signalé à la police une grivèlerie d'un client parti dimanche
à midi de mon établissement sans payer, point barre
!"
Considéré comme suspect numéro un de l'assassinat des cinq membres de sa famille tués par balle et enterrés sous la terrasse de leur maison familiale, M. Dupont de Ligonnès a été vu pour la dernière fois par des témoins le 15 avril 2011 à Roquebrune-sur-Argens (Var).
Il fait depuis l'objet d'un mandat d'arrêt international, mais les recherches ont été vaines.
La thèse du suicide a très tôt été évoquée par le parquet de Nantes, mais l'absence de corps n'a pas permis de l'attester formellement jusqu'ici.
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