Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, est arrivé mardi matin au palais de justice de Marseille afin d'être reçu par un juge dans une affaire de licenciement abusif présumé concernant un ancien membre de son cabinet.
Jean-Noël Guérini devrait s'exprimer
A son arrivée au palais de justice, aux environs de 8h30, Jean-Noël Guérini, accompagné de son avocat Me Dominique Mattei, a affirmé aux journalistes présents qu'il "ferait une déclaration à la sortie de l'audience". Le sénateur des Bouches-du-Rhône doit être entendu dans la matinée. Jean-David Ciot, ancien membre de son cabinet au conseil général, devenu député en juin 2012 et actuel premier secrétaire de la fédération socialiste du département, doit l'être quant à lui dans l'après-midi.Des questions sur le licenciement de Jean-David Ciot
Ces convocations interviennent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X pour détournement de fonds publics, touchant aux indemnités touchées par M. Ciot au printemps 2011 lors de son licenciement après neuf années passées au cabinet de M. Guérini. La justice soupçonne derrière ce licenciement transactionnel une démission arrangée, destinée notamment à permettre à M. Ciot de se présenter aux élections législatives en juin 2012, à l'issue desquelles il a été élu député d'une circonscription d'Aix-en-Provence.L'intéressé nie toute malversation, expliquant son licenciement par le rapport
de la commission Richard sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui interdisait d'y exercer des fonctions de cadre à un salarié de collectivité territoriale. Ce rapport a cependant été entériné en juillet 2011, soit après son licenciement.
A la demande du même juge d'instruction, Charles Duchaine, M. Guérini doit par ailleurs être entendu prochainement par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, sous le régime de la garde à vue, dans le
cadre d'un autre dossier, connexe à celui dans lequel il a déjà été mis en examen en septembre 2011, après son frère Alexandre, notamment pour association de malfaiteurs.