Sylvie Andrieux : condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis

La députée socialiste lors de son procès
La députée socialiste lors de son procès

La députée socialiste des Bouches du Rhône est également condamnée à 5 ans d'inéligibilité et à 100 mille euros d'amende. Sylvie Andrieux était jugée pour détournements de fonds publics.

Par Robert Papin

Une peine plus sévère que les réquisitions. Lors du procès, jean-Luc Blachon, le procureur, avait demandé deux ans de prison avec sursis, 50 mille euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Le tribunal correctionnel de Marseille est allé plus loin, il a condamné Sylvie Andrieux à trois ans de prison dont deux avec sursis. Ses avocats ont déjà décidé de faire appel de cette décision. Sylvie Andrieux échappera donc pour l'instant à sa condamnation qui lui impose un an de prison ferme.

Le procès a duré trois semaines
Au procès en mars, elle avait comparu parmi une vingtaine de prévenus, pour un détournement présumé de  plus de 700 mille euros de subventions de la région PACA destinés à des associations présumées fictives de son secteur à des fins électorale. Ses avocats avaient dénoncé un dossier "à l'odeur nauséabonde" et un "traquenard politique", plaidant la relaxe.
L'élue des quartiers nord, âgée de 51 ans et parlementaire depuis 1997. Elle fut également vice-présidente du Conseil Régional  Paca de 1998 à 2009.

Trois ans d'enquête
L'enquête avait été ouverte à la mi-2007 après le signalement à la justice, par la cellule Tracfin du ministère des Finances, de flux financiers suspects sur les comptes d'associations marseillaises censées oeuvrer en faveur des quartiers difficiles et de la jeunesse.
Elles se sont avérées au final des coquilles vides créées, selon l'accusation, pour rétribuer des personnes ayant aidé Mme Andrieux à s'implanter et à se faire élire, notamment dans le 14e arrondissement de la ville.

Une affaire qui ternie l'image des socialistes des Bouches du Rhône
Avec celle des frères Guérini, l'affaire Andrieux est de celles qui gênent le PS dans le département. Alors que l'élue était déjà mise en examen depuis deux ans, Solférino lui avait retiré son investiture à la veille des législatives de juin 2012.. Cela ne l'avait pas empêchée de remporter un quatrième mandat, de justesse au second tour face
au Front national.
Un climat qui a conduit le parti socialiste a mettre sous tutelle la fédération des Bouches du Rhône

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