Les troupes de la CGT sont parties du Vieux-Port, celles de FO de la Canebière, les deux cortèges ont convergé vers la préfecture ce mardi matin. Tous unis pour dénoncer le pacte de responsabilité du gouvernement Ayrault. Les manifestants réclamanent des mesures pour le "progrès social".
Plusieurs milliers de personnes ont défilé mardi à Marseille à l'appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires pour "le progrès social", et contre le pacte de responsabilité, pièce maîtresse de la nouvelle politique de François Hollande. Ils étaient 5 900 à battre le pavé selon la préfecture de police, 42 000 selonles organisateurs. Sous un grand soleil, les manifestants sont partis dans la matinée de deux endroits distincts, du Vieux-Port pour la CGT, et des Réformés, en haut de la Canebière, pour FO, avant de rejoindre, ensemble, la préfecture.
Le secrétaire de FO à la mairie de Marseille en a profité pour tacler Patrick Mennucci :

Des dockers, des retraités, des fonctionnaires
Dans la foule, des salariés d'entreprises en difficulté, comme Fralib ou la Grande Minoterie de la Méditerranée (anciennement Grands MoulinsMaurel), des dockers du port, des retraités ou encore des fonctionnaires (territoriaux, impôts, hôpitaux...). Des élus aussi, comme Jean-Marc Coppola, candidat du Front de gauche aux municipales, qui devait tenir en fin d'après-midi un meeting avec Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG).
Le progrès social, c'est pas que des mots, on veut construire d'autres choix politiques"
a expliqué Eric Chenais, secrétaire départemental de la CGT, appelant à poursuivre la mobilisation après les municipales.
Réaction d'Eric Chenais, secrétaire départemental de la CGT :

Il n'est pas question qu'on négocie le pacte de responsabilité. On va le combattre, comme on combat tous les choix de régression sociale, alors que pour le patronat, c'est Noël tous les jours"
a-t-il jugé.
Des employés de la Timone
Manque de personnel, salaires gelés, "on est dans une galère, on n'en peut plus", a déploré une manifestante, employée à l'hôpital de la Timone. Pour Yves Castino, secrétaire CGT :On en a ras-le-bol d'entendre dire qu'on n'a plus de sous en France. A l'heure actuelle, on ne peut plus soigner les gens, les soignants vont devenir aussi malades que les malades !"