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Un sénateur FN de la région élu aux sénatoriales de septembre ?

Le FN espère avec les sénatoriales de septembre "finir en beauté" selon Michel Guiniot, membre du bureau politique du FN, l'année électorale 2014 des municipales et des européennes, avant une réorganisation pour adapter sa structure à sa nouvelle dimension. Dans le viseur, l'échéance de 2017.

Marc Daunis, Dominique Estrosi-Sassone, Louis Nègre, Colette Giudicelli et Jean-Pierre Leleux élus
Marc Daunis, Dominique Estrosi-Sassone, Louis Nègre, Colette Giudicelli et Jean-Pierre Leleux élus © F3CA
Un frontiste au Palais du Luxembourg? "On finirait l'opération électorale 2014 en beauté", déjà comblée avec dix maires et 23 eurodéputés, confie Michel Guiniot, membre du bureau politique du FN et directeur de campagne des élections sénatoriales.

Mais il se veut prudent: il n'est, seulement, "pas impossible" que le FN, dit-il, obtienne un sénateur dans le Var où il voit la "meilleure chance" de succès.



Autres départements à scruter, pour ce conseiller régional de Picardie: le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. D'autres responsables FN donnent un tiercé assez similaire, mais pas forcément dans le même ordre.

Marine Le Pen estime ainsi que la meilleure chance FN se trouve dans les Bouches-du-Rhône, où le maire FN du VIIe secteur marseillais, Stéphane Ravier, devrait porter les couleurs frontistes.

Autres départements sur lesquels elle gardera un oeil: le Var et les Alpes-Maritimes.

Pour Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du parti, "il y a quelques départements jouables, à condition de bien pénétrer la ruralité, et de jouer sur les grands électeurs sans étiquette qui ne se reportent pas".

Le Vaucluse a été l'objet de négociations entre Marion Maréchal-Le Pen et son allié de la Ligue du Sud, le député-maire d'Orange Jacques Bompard. Celui-ci voulait imposer comme candidate sa femme, la maire de Bollène, Marie-Christine Bompard, à laquelle le FN préférait Philippe Lottiaux, collaborateur du maire de Fréjus (Var), David Rachline, et candidat FN aux municipales à Avignon.

Mais les discussions sont désormais "rompues", ont déclaré à l'AFP M. Bompard et Marine Le Pen. D'autres responsables frontistes semblaient toutefois garder un espoir, alors que Marion Maréchal-Le Pen n'a pu être jointe.

L'ensemble des dirigeants frontistes, quoi qu'il en soit, espèrent voir la progression du FN se confirmer chez les grands électeurs, et notamment chez les divers droite déçus de l'UMP. "On a un électorat plus large" que le strict contingent d'élus FN, assure la patronne du FN.

Marine Le Pen a elle déjà en tête sa rentrée, qui se fera en trois actes: "fin août" à Brachay, minuscule village de Haute-Marne qui accorde au FN depuis plusieurs années l'écrasante majorité de ses suffrages; à l'université d'été du Front national de la Jeunesse, ensuite, le premier week-end de septembre à Fréjus; et enfin, début octobre, avec une "convention des élus".

Tout savoir sur le site dédié à ces élections.


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