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VIDEO. Suspense et grand niveau de jeu pour cette 1ère demi-finale

Quelle grande première demi-finale ! Le duel entre les équipes Garagnon et Dugény a tourné au bras de fer musclé, où chacun des six joueurs a déployé tout son talent. Trois heures de partie, et 13 à 12 pour Garagnon, qui accède de nouveau à la finale.
L'équipe Dugény reçoit son prix
L'équipe Dugény reçoit son prix © France 3 Provence-Alpes
Trois heure d'affrontement, 13 à 12 : des chiffres qui reflètent le superbe niveau de jeu pratiqué par les six premiers demi-finalistes de cette Marseillaise 2014. Une partie très ouverte, pleine de rebondissements et de ce suspense dense propre aux grandes rencontres, et qui donne toute son intensité à ce Mondial. Dès les premières mènes, le ton était donné : ces deux équipes là allaient se rendre coup pour coup.

Petit manque de profit

Seulement, Dugény-Richard et Dubois n'ont pas assez profité des mènes à l'entame de la partie. Au terme des deux premières mènes en effet, les deux équipes se retrouvaient à parfaite égalité 1 à 1, alors que Dugény aurait pu prendre le large. Quand on sait qu'ils perdent à 12....Mais dès lors, le niveau va monter. Gérard Garagnon et Jean-Charles Dugény rivalisaient d'adresse et de classe au point, tandis que les deux milieux Georges Délys et Laurent Richard se menaient une lutte tendue. Les deux bombardiers Jacques Dubois et Frédéric Bauer éventraient eux les boules à tour de bras. Si bien que les deux formations se poursuivaient au score, et terminaient la 7ème mène 4-3 pour Garagnon. 

Garagnon-Dugény, le résumé (jeudi 10 juillet) par france3provencealpes

Le break réalisé à la 8ème mène

Mais cette huitième mène allait sonner le break réalisé par l'équipe Garagnon. En effet, coup de mou pour la formation Dugény, qui perdait 5 boules. Leurs adversaires s'engouffraient alors dans cette faille, et prenaient le large en engrangeant 4 points : 8-3 donc, et une partie qui semblait basculer. Mais c'était sans compter sur la pugnacitè de l'équipe Dugény, qui recollait au score 8-7 dès la 11ème mène. Ensuite, les joueurs ont réussi à encore hisser leur niveau de jeu. Avec une mention spéciale pour Laurent Richard, excellent au point aussi bien qu'au tir. Le jeune et prodigieux Jacques Dubois, 16 ans, prouvait lui toute l'étendue de son talent au tir, et son esprit guerrier. Mais malheureusement pour lui, il ne réussissait pas les deux carreaux synonymes de gagne au cours de 15ème mène : une frappe cadrée, et une manquée. Alors on abordait la 17ème sur le score de 12 à 11 pour Dugény. Et là, le dénouement fût grandiose. Un Gérard Garagnon pas malheureux emportait de sa boule trop longue le bouchon. Là, Laurent Richard perçait ses deux boules, l'une trop courte et l'autre trop longue. Les deux seules qu'il ait perdues dans cette partie.

Le sang froid de Maïki

C'est à ce moment que Jacques Dubois démontra son sang-froid. Il réussit un superbe devant de boule, redonnant de l'oxygène à son équipe qui semblait moribonde. Mais le farouche Délys n'a pas tremblé : il décide d'envoyer, et réussit son coup en faisant deux beaux points, sa boule venant s'appuyer et chasser celle jouée par Jacques Dubois. Deux points, et la gagne donc au sol. Mais Jacques Dubois parvient à gagner de nouveau ces deux points. Du coup, c'est eux qui avaient maintenant treize. Là, Délys se montra impérial, en frappant à la gagne. 13 à 12 donc, et les premiers finalistes désignés de cette 53ème Marseillaise.
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