Le dernier sous-marinier du Casabianca est mort

Pierre Favreau est décédé samedi à l'âge de 92 ans.
Pierre Favreau est décédé samedi à l'âge de 92 ans.

Une figure de la mémoire des combattants de la seconde guerre mondiale s'est éteinte. Pierre Favreau était le dernier survivant de l'équipage du sous-marin "Le Casabianca".  Du Casabianca, l'Histoire retient sa fuite de Toulon après le sabordage de la flotte française le 27 novembre 1942.

Par Olivier Le Creurer

Pierre Fravreau est décédé samedi à l'âge de 92 ans dans sa résidence du Cannet (Alpes-Maritimes).

Echappée du Casabianca

De l'échappée du Casabianca de Toulon, son camarade matelot du Casabianca Jean Couturier raconte dans son journal de bord:

"5h05, alerte au Klaxon ; ennemi sur les quais ; mitraillage ; sans perdre de temps, j'ordonne : Larguez partout ! . 5h10 dépasse la Vénus prise dans un élément de la panne. 5h 25: devant un filet anti-sous marin ; le patron du remorqueur refuse d'ouvrir (Nota : Effectivement, l'entrée du port de Toulon est interdite par un filet actionné à partir d'un remorqueur) ; bombe ; le remorqueur commence à ouvrir la porte. 5h30 : barrage incomplètement ouvert ; franchi le barrage ; trois avions mouillent les mines par parachute à 100 mètres par babord avant ; plongée ; 5h 40 : route au 100 ; explosion de mines, diverses avaries intérieures".  Source "L'épopée du Casabianca "
 / © ECPAD
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Se heurte aux patrouilleurs anglais

Le "Casa"  ne sera plus rattrapé, malgré le feu ennemi.Il fait route plein sud.  Il atteint Alger sain et sauf, mais n'ayant pu s'identifier,  se heurte aux patrouilleurs Anglais, qui menacent  de l'envoyer par le fond. L'équipage ne devra son salut qu'à un message en morse envoyé grâce au projecteur situé à l'avant du submersible : "Casabianca. Sous marin Français. Casabianca"...  

Le sous-marin va participer quelques mois plus tard à la libération de la Corse.
Le sous-marin Le Casabianca" (ECPAD)

Source : Ministère de la Défense (ECPAD):
Le film évoque en fil conducteur le parcours du commandant de l’unité, le capitaine de frégate Jean L’Herminier qui, après de multiples périples, parvint à gagner l’Afrique du Nord en trompant la surveillance des Allemands à Toulon lors du sabordage de la flotte.

Amputé des deux jambes suite à un mal implacable, le commandant L’Herminier est décoré de la cravate de commandeur de la Légion d’honneur par le général de Gaulle sur son lit d’hôpital.

Quelques semaines plus tôt, le commandant L’Herminier se trouvait encore à bord du sous-marin pour un exercice d’alerte : les hommes sont mobilisés, le sous-marin quitte la surface et s’enfonce dans la mer. Au périscope, le commandant observe le navire ennemi, puis, le danger passé, le sous-marin peut refaire surface. La manœuvre terminée, on hisse le pavillon pirate à tête de mort et sept glaives, témoignage des sept grandes missions déjà réussies.

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