OGC Nice - Bordeaux (1-3) : une défaite amère pour les Aiglons

Les Niçois ont critiqué plusieurs décisions de l'arbitre / © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Les Niçois ont critiqué plusieurs décisions de l'arbitre / © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Bordeaux, grâce à un penalty de Diabaté et des buts de Maurice-Belay et Sertic, a conforté sa place de leader de ligue 1 en s'imposant face à l'OGC Nice (3-1), samedi soir à l'Allianz Riviera, lors de la 3e journée. Les Niçois ont critiqué l'arbitrage.

Par Olivier Le Creurer avec l'AFP

Et pourtant Nice avait pris les devants. Eysseric chipait le ballon dans les pieds de Diabaté descendu très bas en renfort. Le milieu niçois servait Vercauteren. Le jeune Belge venu de Lierse, titularisé pour la première fois, centrait sur l'attaquant Alexis Bosetti qui lobait Carrasso bien avancé d'un sublime extérieur du droit (1-0, 11).

Sans s'affoler, les Girondins reprenaient leur domination et continuaient à titiller une défense niçoise pas toujours très assurée dans ses interventions et son placement.


Les Niçois mécontents de l'arbitrage

Après une ouverture de Mariano reprise de volée du très actif Rolan et sortie par Hassen (23), la formation de Willy Sagnol égalisait. Un contact dans la surface girondine de Bauthéac sur Khazri, nouveau venu en Aquitaine, était sanctionné par un penalty après un temps de réflexion de l'arbitre, M. Lannoy. Meilleur buteur bordelais la saison passée, l'attaquant malien Cheick Diabaté prenait à contre-pied le gardien du GYM (1-1, 32) pour inscrire son deuxième but du championnat.

Déjà passablement énervés, les Niçois avaient encore plus de peine à digérer le but refusé à Eysseric sur coup franc excentré pour un hors jeu de Gomis, là également après un léger délai (40). D'ailleurs pendant qu'un certain nombre de Niçois fêtaient ce qu'ils croyaient être une reprise d'avantage, des Bordelais menaient un contre...


Nervosité

La pause venait à temps pour calmer la nervosité à fleur de peau. Mais les jeunes Niçois ne réussissaient pas à retrouver leurs esprits. Cela sautait aux yeux sur des approximations défensives qui faisaient le bonheur de leurs adversaires peu après la reprise. Après un contrôle, Diabaté se faisait passeur pour le milieu Nicolas Maurice-Bellay qui trompait Hassen d'une frappe croisée (1-2, 47). Le replacement trop tardif de Nice ouvrait un boulevard à Rolan qui  décalait Sertic, lui-aussi bien seul, qui donnait de l'ampleur au troisième succès des siens (1-3, 55).

Claude Puel lançait pour la première fois de la saison l'ex-Marseillais Diawara, défenseur expérimenté pour diriger un GYM remodelé dans le final en 3-5-2 devant un Bordeaux réduit à dix après l'expulsion de Diabaté pour deux avertissements (82). Mais, Nice ne parvenait pas à recoller.

Déclarations

Claude Puel (entraîneur de Nice):
"Un match animé dans lequel il fallait garder son calme. C'est ce que l'on s'est dit à la pause. Mais on a pris un deuxième but assassin, concédé naïvement. Le troisième également. Dommage car il n'y a pas eu trop d'incursions bordelaises. Notre adversaire a été très réaliste avec des faits de jeu favorables. Ils nous ont tous été contraires face à un adversaire qui a commis beaucoup de fautes avec métier.

On ressort de cette rencontre avec de la frustration. Il y a toujours un sentiment d'injustice quand toutes les décisions vous sont contraires. Il faut gagner en maturité. Sur le troisième but, si les situations avaient été inversées, un Bordelais aurait fait faute à trente mètres, quitte à prendre un jaune. On manque de ficelle, eux l'ont ... et même une grosse ficelle."

Willy Sagnol (entraîneur de Bordeaux):
"Nous avons été parfois dans la difficulté devant ce Nice qui, avec son milieu à quatre devant Nampalys Mendy, sait se projeter très vite vers l'avant. Si nous avons été assez moyen  au plan technique, nous avons été très bons dans l'état d'esprit. Nous sommes tous d'accord pour dire que si nous voulons avoir des objectifs plus élevés, il faudra améliorer la dimension technique, les passes et l'animation.

Nous avons déjà beaucoup d'absents, il y aura en janvier la CAN. Je comprends l'amertume et la frustration de Claude Puel sur ce match durant lequel des décisions difficiles ont été prises. C'est un peu notre part de chance."

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