Les hôpitaux de Marseille épinglés dans un rapport de l'Igas

Clientélisme, endettement, gestion archaïque et privilèges, le rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales accable l'Assistance publique des Hôpitaux de Marseille. L'Igas note toutefois des efforts mais ils sont insuffisants. 

L'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille emploie près de 15 000 personnes
L'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille emploie près de 15 000 personnes
Ce rapport a été commandé en mars 2013 par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. La mission de l'Igas vient de le publier et ses conclusions sont cinglantes : "gestion archaïque, système clientéliste, finances inquiétantes, privilèges accordés au syndicat majoritaire FO". L'APHM doit mettre en oeuvre un plan d'action sans délai pour assurer la fiabilité et la sincérité des comptes.


Clientélisme

Les termes du rapport sont on ne peut plus clairs : "Il doit être mis fin au système clientéliste qui a longtemps prévalu". Un grand nombre de recrutements de personnels non qualifiés aurait eu cours pendant de nombreuses années sur recommandations d'élus. De plus ces personnels qui se sentent "protégés" poseraient des problèmes en raison de leurs comportements irrespectueux. La mission de l'Igas s'étonne également que les réunions du conseil de surveillance aient toujours lieu à la mairie de Marseille et non dans les locaux de l'établissement.  


Favoritisme syndical

L'Igas cible ce qu'elle qualifie de "privilèges" accordés au syndicat majoritaire à l'APHM, le syndicat FO également première force syndicale dans les services de la municipalité ou de la communauté urbaine. "Il est temps de considérer cette organisation comme une autre sans privilège d'information". Le rapport recommande d'éviter de laisser à ce syndicat le rôle conseil en recrutement.


Endettement

La dette de l'APHM a atteint un milliard d'euros fin 2012 et le rapport note que le retour à l'équilibre est toujours repoussé. L'Igas juge la situation financière de l'APHM inquiétante fortement endettée a cause d'une politique d'investissement ambitieuse et coûteuse.  Le dernier en date : le système informatique du dossier-patient défaillant a engendré une dépense inutile d'au moins 14 millions d'euros.




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