Charlie Hebdo : Franck Brinsolaro, brigadier tué en protégeant Charb

Le Frère jumeau de Franck Brinsolaro, philippe Brinsolaro, lors de la cérémonie d'hommage aux victimes à l'Hôtel de police de Marseille jeudi dernier
Le Frère jumeau de Franck Brinsolaro, philippe Brinsolaro, lors de la cérémonie d'hommage aux victimes à l'Hôtel de police de Marseille jeudi dernier

Garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro est mort mercredi dernier pendant l'attaque menée par les frères Kouachi . Ce policier a grandi à Toulon, ses parents d'origine italienne y tenaient un magasin de cycles . Son frère jumeau, Philippe est capitaine de police à Marseille.

Par Marc Civallero

L'un des deux policiers tués lors de la fusillade au siège de Charlie Hebdo, Franck Brinsolaro était brigadier au Service de Protection des Hautes Personnalités depuis plusieurs années. Le policier âgé de 49 ans avait été affecté à la protection de Charb, le directeur de la publication de Charlie Hebdo. Le brigadier était marié et père de deux jeunes enfants. Son épouse est journaliste dans un quotidien en Normandie où la famille réside. Le frère jumeau de Franck Brinsolaro est également policier, actuellement en poste à Marseille au sein de la Direction Départementale de la Sécurité Publique des Bouches-du-Rhône.

Une semaine sur deux, Franck Brinsolaro accompagnait Charb dans toutes ses sorties : à la rédaction de Charlie Hebdo, chez ses amis, au restaurant. Partout. Il ne lâchait le dessinateur qu'à la porte de son appartement. Dans la majeure partie de sa carrière dans la police, commencée à 18 ans, le brigadier Brinsolaro avait plutôt bossé dans les coins dangereux de la planète, à protéger des « VIP », comme il disait. Bosnie, Liban, Afghanistan. Ces dernières années, il avait été le garde du corps du juge antiterroriste Marc Trévidic. Puis de Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite de Paris. Et de Charb, enfin

A Marseille, lors de la cérémonie d'hommage aux victimes devant ses collègues de l'Hôtel de police de la ville,  son frère jumeau Philippe, policier lui aussi a déclaré :

 Il faut que la France entière se mobilise. On ne peut pas comme ça porter atteinte à la liberté d'expression, porter atteinte à l'autorité de l'État 







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