La société californienne Symphony installe un centre de recherche et développement à Sophia-Antipolis

David Gurlé souhaite faire de ce bureau à Sophia Antipolis le centre R&D principal de sa société, Symphony. Cela impliquera l'embauche de cent ingénieurs-programmeurs d'ici 2020. / © Laurence Collet
David Gurlé souhaite faire de ce bureau à Sophia Antipolis le centre R&D principal de sa société, Symphony. Cela impliquera l'embauche de cent ingénieurs-programmeurs d'ici 2020. / © Laurence Collet

Symphony est une des "licornes" de la Silicon valley : l'entreprise de logiciels pèse en effet plus d'un milliard d'euros. Symphony qui a neuf bureaux dans le monde, a choisi d'implanter son centre de recherche et développement à Sophia-Antipolis. 

Par Catherine Lioult

David Gurlé, fondateur de Symphony, une société spécialisée dans la messagerie cryptée pour les entreprises avait annoncé en janvier dernier l'installation sur la technopole de Sophia-Antipolis de son centre de recherche et de développement. C'est chose faite  !

Car il a soigneusement étudié la question : et croyez-le ou pas, pour lui, Sophia, c'est mieux que les Etats-Unis ou Singapour. 
 

Sa société, Symphony, n'a que quatre ans, elle est implantée en Californie dans la Silicon Valley, elle est spécialisée dans le cryptage des messagerie,  elle vaut déjà plus d'un milliard de dollars. Son fondateur est un ingénieur français, David Gurlé avait sur franceinfo expliqué les limites du système américain, tant du point de vue fiscal que dans le domaine de l'emploi.
 

Un ingénieur coûte 250.000 dollars par an, le système est très compétitif et c'est très difficile de fidéliser. Il y une une pénurie de talents


explique t-il.

Ne pas miser sur un seul site


Il a ainsi décidé de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Il a donc comparé 15 pays. La France a été retenue. C'est donc à Sophia-Antipolis qu'il installe un centre de recherche et de développement.
David Gurlé (deuxième en bas à gauche) en visite sur le site de Sophia. Symphony fonctionne à l'américaine. L'entreprise vaut un milliard de dollars. Son patron choisit de partager des pizzas avec ses salariés en guise de réunion de travail. / © Laurence Collet
David Gurlé (deuxième en bas à gauche) en visite sur le site de Sophia. Symphony fonctionne à l'américaine. L'entreprise vaut un milliard de dollars. Son patron choisit de partager des pizzas avec ses salariés en guise de réunion de travail. / © Laurence Collet
Les deux premiers ingénieurs ont été recrutés. Le lieu précis n'a pas été indiqué, mais  David Gurlé veut trente emplois dans un premier temps et une centaine à moyen terme.
 

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