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Une fronde contre Marineland

© Ali Martiniky
© Ali Martiniky

Alors que le plus grand parc d'attraction sous-marin d'Europe affirme préserver l'environnement par sa démarche, des associations de protection des cétacés se mobilisent ce dimanche 12 juillet devant l'entrée de Marineland, à Antibes. Ils dénoncent la captivité imposée aux dauphins et aux orques.

Par Laurence Collet

En ce jour de forte affluence, les visiteurs de Marineland auront droit à un comité d'accueil spécial. Des associations de défense de cétacés organisent une manifestation, ce dimanche 12 juillet, devant le parc. Ils veulent dénoncer la captivité vécue par les dauphins et les orques et informer le public.  / ©
Marineland n'est pas la seule structure visée par ce rassemblement puisque trois autres delphinariums sont concernés : Planète Sauvage à Port Saint Père (44), parc Astérix à Plailly (60) et le Moorea Dolphin Center à Moorea (98).
 / © Les organisateurs distribuent des brochures et des DVD d'information aux visiteurs, et font signer une pétition.
Un des films phare, « Blackfish, l’Orque Tueuse », sera ainsi proposé. Ce documentaire avait reçu l'éloge de la critique en 2013, en racontant l'histoire d'une orque qui avait subitement tué sa dresseuse aux Etats-unis. L'enquête de la réalisatrice, Gabriela Cowperthwaite, avait abouti à la conclusion que l'animal était en grande souffrance psychologique et que cette souffrance avait probablement entraîné ce comportement brutal.

Marineland se défend

de son côté, la direction de Marineland continue de clamer son innoncence. Le parc, créé en 1970 par un passionné de la faune sous-marine (voir encadré), a au fil des ans évolué dans son fonctionnement. Dans un communiqué adressé vendredi 10 juillet à France 3, la direction rappelle que "les animaux et leur bien-être sont l'essence même de Marineland" (lire le communiqué ci-dessous).

Le parc souligne par ailleurs que "plus aucune capture de cétacé (dans son groupe social, NDLR) n'a lieu aujourd'hui". En effet, l'arrachement au groupe social était commun à l'époque de la création des parcs aux Etats-Unis et en France et est reconnu comme un acte de cruauté envers ces animaux. Les dauphins se reproduisent désormais en captivité.  / ©
Le associations de protection des cétacés affirment cependant que la reproduction est assurée en prélevant encore aujourd'hui des animaux reproducteurs dans leur milieu naturel (voir communiqué de la manifestation ci-dessous).

Le reportage d'Ali Martiniky et Jean-Paul Bierlein
 

Manifestation contre Marineland

 

L'histoire de Marineland

En 1970, le Comte Roland de la Poype, amoureux de la nature et homme d'affaires créatif, crée un parc permettant de montrer la vie sous-marine au public à Antibes. Il l'appelle Marineland. Aux Etats-Unis, des parcs de la sorte existent déjà, notamment le fameux Sea World de San Diego en Californie, qui a ouvert en 1964.
Jusqu'en 1990, les animaux étaient capturés pour être placés en captivité. Tous ces parcs ont évolué au fil des ans, tant dans leur dimension que dans leur démarche face aux animaux. Cela est dû à une prise de conscience mais surtout à l'évolution de la législation.
Aujourd'hui, Marineland affiche un taux de 90% d'animaux nés en captivité, donc non arrachés à leur milieu naturel selon la direction. Celle-ci affiche un bilan de 35 millions d'euros d'investissements sur les 15 dernières années, pour améliorer les infrastructures.
certaines associations contestent cette affirmation.
La France est signataire de la convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) plus connue sous le terme de la "convention de Washington" (1973). Les parcs français sont donc sous autorité de cette convention.

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