4 ans de prison pour le voleur d'une villa de la famille royale d'Arabie saoudite à Cannes

Le cambriolage durant le festival de Cannes d'une villa louée par un prince de la famille royale d'Arabie saoudite a été partiellement élucidé avec la condamnation de l'un des malfaiteurs. Un homme de 25 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme.

Le président du tribunal correctionnel de Grasse a condamné cette semaine un homme de 25 ans, à quatre ans de prison ferme.
Le 19 mai, ce récidiviste avait cambriolé la somptueuse villa de location, avec vue imprenable sur la baie de Cannes, alors que le prince saoudien était allé dîner dans un restaurant à la mode.
Avec trois complices, non identifiés à ce jour, il s'était notamment emparé de deux montres de luxe estimées à 87.000 euros appartenant à un invité turc du prince, ainsi que 8.000 euros en espèces, précise Marc Joando. La villa a en outre été vandalisée, malgré l'intervention du gardien des lieux qui a surpris les voleurs.

Le prince saoudien de 36 ans a surtout regretté la perte de son passeport diplomatique, avant de repartir le lendemain à bord de son avion privé, sans se porter partie civile, précise le président du tribunal de Grasse.

Le cambrioleur confondu par des traces d'ADN retrouvées sur un tournevis


Il comparaissait également devant le tribunal de Grasse pour un autre cambriolage, perpétré le 25 décembre 2014, à 04H30 du matin, jour de Noël, dans une belle villa de la commune de Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), en l'absence des propriétaires partis faire du ski.
La villa avait été pillée et partiellement incendiée. Les malfaiteurs étaient repartis avec environ 40.000 euros de bijoux et de matériel informatique, ainsi qu'une Mercedes et une Jaguar.
Les deux voitures de luxe étaient suivies d'une Volkswagen grise, dont les plaques déchiffrées grâce à une caméra de surveillance correspondaient au véhicule du père du jeune voleur. Ce dernier avait réveillonné chez ses parents. 

La Jaguar, qui aurait été vue sur plusieurs vols, sera retrouvée incendiée le 3 janvier dans le village de Biot, où une Mini Cooper cabriolet a été volée avant d'être incendiée à son tour en février avec des pieds de biche dans le coffre. Le jeune malfaiteur, qui avait perdu la clef de la Mini Cooper, a curieusement frappé à la porte de la police municipale d'Antibes à trois reprises pour tenter de la récupérer.

Il est par ailleurs impliqué dans une enquête criminelle en cours, concernant le saucissonnage d'un couple de septuagénaires. Déjà condamné à sept reprises, notamment pour cambriolages, le jeune homme avait occupé un emploi de médiateur dans une cité sensible de Toulouse, avant de se rendre sur la Côte d'Azur.
- avec AFP -