Un homme ayant fait fortune sur la Côte d'Azur lègue 14 millions d'euros à son village de l'Aveyron

L'homme possédait plusieurs biens immobiliers à Cannes. / © P.HAOUZI / MAX PPP
L'homme possédait plusieurs biens immobiliers à Cannes. / © P.HAOUZI / MAX PPP

L'homme d'affaires décédé en 2018, qui avait investi dans l'immobilier à Cannes, a légué ses avoirs à la petite commune aveyronnaise de Montézic, dont il était originaire.

Par AFP

Le maire n'en revient toujours pas : la commune de Montézic, dans l'Aveyron, a reçu un legs inopiné de 14 millions d'euros d'un enfant du village ayant fait fortune sur la Côte d'Azur.
    
Le généreux donateur, un homme d'affaires, n'a jamais vécu dans le village et n'y avait informé personne de ses volontés, relate le maire René Lavastrou. 
    
"Mais il venait en vacances depuis son enfance" et est "resté très attaché au village et au patrimoine local. Il se sentait Aveyronnais, c'est le cas de beaucoup d'Aveyronnais expatriés", ajoute l'élu, qui n'a toutefois jamais rencontré le défunt.

M. Lavastrou avait été informé du legs fin 2018, mais n'a fait part de ce "magnifique don" à ses quelque 200 administrés que lors de sa cérémonie des voeux, il y a quelques jours. "J'ai attendu le temps que le notaire vérifie qu'il n'avait pas d'héritiers, je voulais avoir la ceinture et les bretelles". 
 
Les 14 millions d'euros, précise le maire, correspondent à une estimation de la valeur d'immeubles et appartements à Levallois-Perret, en région parisienne, et à Cannes.
    
Le cadeau n'a pas convaincu René Lavastrou de solliciter un nouveau mandat lors des municipales de mars. "Je ne vais pas gérer ça, je ne me représente pas. La future équipe municipale en fera bon usage", assure-t-il.
    
Montézic, au budget annuel de 800.000 euros, est une commune plutôt prospère, qui bénéficie des retombées financières d'une centrale hydroélectrique proche.

Pour Gérard Barrié, restaurateur de 60 ans, c'est une "aubaine incroyable" pour la commune. "Le nouveau maire va avoir un sacré budget, s'amuse-t-il, c'est plus facile que d'aller pleurer pour des subventions dans les administrations".
 

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