Attaque terroriste à Nice en 2015: Moussa Coulibaly renvoyé aux assises par les juges antiterroristes

Publié le Mis à jour le
Écrit par AFP édité par C.C.

Les juges d'instruction antiterroristes ont ordonné le renvoi devant les assises Moussa Coulibaly. Le délinquant radicalisé avait agressé au couteau trois militaires devant un centre communautaire juif à Nice en février 2015.

Dans leur ordonnance datée du 4 janvier, les juges d'instruction antiterroristesréclament que cet homme originaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines) soit jugé pour "association de malfaiteurs terroriste" et "tentatives d'assassinats terroristes", a précisé une source de l'AFPsource, confirmant une information d'Europe 1.



Moussa Coulibaly, alors âgé de 30 ans, avait été arrêté le 3 février 2015 après avoir, dans une artère commerciale de Nice très fréquentée, blessé deux militaires avec un long couteau, tandis qu'un troisième était parvenu à le maîtriser. En garde à vue, il avait exprimé sa haine de la France, de la police,

des militaires et des juifs.

 

Cette agression était survenue un peu moins d'un mois après les attaques de janvier 2015 à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l'Hyper Cacher. Elles avaient marqué le début d'une vague d'attentats islamistes sans précédent qui en quatre ans ont tué 251 personnes en France, commandités par le groupe État islamique ou inspirés par ses appels à viser notamment des policiers ou des soldats.

    

Jusqu'à son passage à l'acte, Moussa Coulibaly -qui n'a pas de lien de parenté avec Amédy Coulibaly, auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher- était surtout connu pour des faits de droit commun, tous commis à Mulhouse entre avril 2006 et novembre 2009: vol à l'étalage, violences, usage de stupéfiants, outrage à personnes dépositaires

de la force publique.

 

 Peu avant les attaques, il avait toutefois été repéré par les services de police après un signalement car il faisait du "prosélytisme agressif" dans une salle de sport de Mantes-la-Jolie, dont il avait été expulsé, selon des sources concordantes. Il était déjà venu à Nice les 25 et 26 janvier 2015, puis était parti pour la Corse où il s'était fait repérer par la police aux frontières en cherchant à acheter un aller-simple au départ de Nice pour la Turquie, porte d'entrée de la route du jihad en Syrie.



 Alertée, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait demandé aux autorités turques de le refouler, ce qu'elles avaient fait le 29 janvier. A son retour en France, il avait été entendu par la DGSI puis placé sous surveillance policière.



 

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