1ère édition post attentat : la fréquentation du carnaval de Nice en baisse de 10%

Sa majesté roi de l'énergie est parti en fumée, sur un bilan moins catastrophique qu'attendu. Mais prés de 12 .000 entrées de moins sur la période ont été enregistrées.

C'était le premier grand rassemblement à Nice depuis l'attentat et les organisateurs s'attendaient à une baisse de fréquentation. Finalement le carnaval de Nice a plûtôt bien résisté. Intervenants : Denis Zanon Directeur Office du Tourisme de Nice et Philippe Pradal Maire de Nice
Organisé sept mois après l'attentat de la Promenade des Anglais, le carnaval de Nice s'est terminé sur une baisse de fréquentation de 10% par rapport à 2016.  Selon Rudy Salles, adjoint au tourisme de la ville de Nice,  "c'est vraiment un bon résultat, on s'attendait à ces choses plus alarmantes. La fête a eu lieu, elle a été belle et tout le monde attendait çà pour qu'après le 14 juillet, on retrouve l'esprit de la fête. C'était très important qu'on retrouve ce climat en ville".

UNE FREQUENTATION CRESCENDO


Selon la mairie qui doit dévoiler jeudi le thème du prochain carnaval,  les gradins et promenoirs, partiellement vides le premier jour, étaient combles pour la dernière bataille de fleurs et l'incinération du roi Carnaval.

Grosse fréquentation pour l'incinération du Roi de l'énergie
Grosse fréquentation pour l'incinération du Roi de l'énergie © France 3 Côte d'Azur

"Il n'y avait plus un billet à vendre et énormément d'enfants samedi soir ce qui voulait dire qu'on changeait d'ambiance et que les gens retrouvaient confiance", a indiqué Rudy Salles.

UN CARNAVAL SOUS HAUTE SECURITE


Premier grand rassemblement depuis la tragédie du 14 juillet qui avait fait 86 morts, le carnaval de Nice dont les images font le tour du monde chaque année, s'est déroulé pour la première fois derrière des palissades.
L'entrée était payante et sécurisée par 36 portiques de sécurité, une fouille individuelle ainsi que des renforts de sécurité patrouillant dans toute la ville.

Un carnaval sous haute sécurité.
Un carnaval sous haute sécurité. © France 3 Côte d'Azur

La tradition du carnaval de Nice, perpétuée depuis la fin du 19e siècle pour distraire les riches hivernants et faire tourner l'hôtellerie locale, est une vitrine touristique assurant le rayonnement de la ville à l'étranger.

UN CARNAVAL  QUI S'EXPORTE


Cette année, son folklore va s'exporter en Chine en mai, dans la ville jumelle de Nice, Xiamen, qui découvrira ses grosses têtes et ses chars géants illuminés. Le plus haut mesurait 15 mètres cette année. En 2016, peu après les attentats de Paris et Saint-Denis, la fréquentation avait progressé, à 240.000 entrées payantes sur un total de 600.000 visiteurs pendant la quinzaine du carnaval.



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