A Nice, ni bus ni tramways et entre 1 000 et 2 000 personnes dans la rue contre la réforme des retraites

A Nice, les manifestants étaient 1000 selon la police, 2000 selon le syndicat. / © FTV
A Nice, les manifestants étaient 1000 selon la police, 2000 selon le syndicat. / © FTV

A l'appel de la CGT, près de 150 mobilisations étaient prévues un peu partout en France, sous un mot d'ordre large : "Emploi, salaires, services publics, retraites : stoppons la régression sociale !"

Par C.C. avec H. F et afp

Solidaires, la FSU et l'Unsa-Ferroviaire se sont joints à cet appel lancé mi-juillet par la CGT au moment de la remise du rapport du haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye.

Pour le syndicat, ce rapport ne vise qu'un objectif : "de nouvelles économies budgétaires sur le dos du monde de travail". Le rapport prévoit de fusionner en un système unique par points les 42 régimes existants, à l'horizon 2025.

A Nice, le cortège a débuté, ce matin, Gare Thiers. Les manifestants ont défilé sur le boulevard Gambetta, la place Massena, le boulevard Jean Jaures jusqu'à la place Garibaldi. 

Pour Michaël Albin, représentant Cgt cheminot à Nice  :

Il faut expliquer la nocivité de la réforme. Dans la politique de Macron, il y a de nombreux effets de communication. La réalité est tout autre. Ces effets seront dramatiques demain pour les salariés qui deviendront retraités.


Cette mobilisation, c'est un "1er round", pour la CGT qui espère mobiliser davantage, après avoir diffuser le message, dans le détails, aux salariés. Ghislaine Raouafi, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital Pasteur, surenchérit : 

Il y a un démenti total de la part du gouvernement sur les effets néfastes de cette grève. 

A CHU de Nice, la grève a débuté le 17 juillet. Concernant les retraites des personnels hospitaliers, le syndicat réclame notamment : la retraite à 60 ans, une augmentation de 300 euros des retraites ou encore le départ anticipé pour pénibilité et le maintient des régimes spéciaux.  

A Marseille, 3.700 manifestants, selon la préfecture de police, drapeau CGT en main ou revêtant la chasuble du syndicat, se sont rassemblés sur le Vieux-Port.

On est en train de mettre à mort un système que nos anciens avaient bâti avec le Conseil national de la Résistance (...) Je vois des gens régulièrement reprendre un travail à la retraite car ils n'arrivent pas à joindre les deux bouts

témoigne Catherine, gestionnaire à la CPAM des Bouches-du-Rhône.
 

Les propositions de la CGT

Par voie de communiqué, le syndicat détaille les propositions qu'il porte pour "assurer un départ de toutes et tous à taux plein dès 60 ans." Propositions qui reposent sur le partage des richesses et la reconnaissance de la pénibilité au travail, avec  "le droit à un départ anticipé à la retraite à taux plein à 55 ans, voire 50 ans." 

Pour les jeunes, "la validation de trois années d’études aumoins, de formation initiale ou continue,de recherche du premier emploi ou période de précarité". 
 

Philippe Martinez, invité de la matinale de France Culture


Interrogé sur la division syndicale, M. Martinez a assuré qu'il y aurait une intersyndicale "très prochainement". "Dans les entreprises, il y a l'unité syndicale donc il faut que cela se fasse au niveau confédéral", a-t-il complété.


Dans un entretien au Parisien, le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, confirme qu'il rencontrera prochainement les cheminots, agents RATP et pilotes avec Jean-Paul Delevoye, et reconnait qu"il faudra tenir compte des contraintes de chaque profession quand il y a de la pénibilité et de la dangerosité".



 

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