Un passeur de migrants condamné à 8 mois de prison à Nice

© France 3 Côte d'Azur
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Un Ethiopien, accusé par des compatriotes migrants de les avoir fait passer de Vintimille en France contre de l'argent, a été condamné à huit mois de prison à Nice et écroué.

Par Avec l'AFP

Un Ethiopien de 26 ans, Wossem Naka, a été jugé en comparution immédiate ce lundi.  Il avait été dénoncé par des migrants, qui l'accusaient d'être un passeur. Il lui reprochaient de les avoir fait passer de Vintimille en France contre de l'argent. L'agriculteur militant de la vallée de la Roya, Cédric Herrou l'avait livré à la gendarmerie. L'homme a été condamné à huit mois de prison à Nice et écroué. C'est moins que ce qu'avait requis le parquet. Le procureur avait demandé  douze mois d'emprisonnement.

Un passeur de migrants condamné à 8 mois de prison à Nice
Un Ethiopien, accusé par des compatriotes migrants de les avoir fait passer de Vintimille en France contre de l'argent, a été condamné à huit mois de prison à Nice et écroué. - MIGOUT Henri, NEUQUELMAN Séverine, BONTE BARATCIART Cécile, MORIN Nathalie et LEMAIRE Sebastien

Une première chez Cédric Herrou


C'est la première fois qu'un passeur est repéré parmi les migrants hébergés par Cédric Herrou à Breil-sur-Roya. Au procès, Cédric Herrou a voulu se porter partie civile pour atteinte à son image, mais sa demande a été rejetée, à la demande du parquet.


L'homme nie les faits


Wossem Naka a contesté les faits. Selon son avocate,  Sophia Benmansour, c'était sa deuxième tentative de passage en France et il a refusé l'argent que les autres voulaient lui remettre 120 euros au total.


On n'a pas pu prouver qu'il avait de l'argent liquide sur lui. Il a été condamné parce qu'il avait accompagné ses compatriotes en France



a-t-elle indiqué.
Il avait été arrêté samedi 29 juillet après s'être présenté à la gendarmerie de Breil-sur-Roya, accompagné par Cédric Herrou et de quatre compatriotes qui l'ont dénoncé et qui ont aussi donné les noms de quatre autres passeurs à Vintimille.
Ses quatre accusateurs étaient absents au procès: "Ils ont été emmenés au poste à Menton pour être renvoyés en Italie alors qu'il y a une loi qui protège ceux qui dénonce les réseaux", a dénoncé maître Oloumi.

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