Tapie: “Aucun droit dans la gouvernance de Nice-Matin”

© FRANCK PENNANT / AFP
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Dans un entretien au Figaro, Bernard Tapie explique pourquoi il a décidé de soutenir le projet de reprise des salariés de Nice-matin et souligne son rôle: "Je n'aurais aucun droit dans la gouvernance. Le groupe sera mené par les dirigeants de leur choix."

Par Olivier Le Creurer

Le tribunal de commerce de Nice doit annoncer son choix vendredi prochain 7 novembre. Les salariés de Nice-matin, qui ont monté une SCIC prônant 159 départs exclusivement volontaires, ont trouvé des financements en vendant notamment 8 millions d'euros d'actifs (dont 50% de Corse-Matin) à l'homme d'affaires Bernard Tapie.

"J'ai décidé de les soutenir en leur prêtant quatre millions d'euros, garantis sur les immeubles des agences locales et en avançant quatre millions d'euros pour le rachat des 50% dans Corse-Matin que détient Nice-Matin. 


Le rôle de Bernard Tapie

L'homme d'affaire est clair. "Si le tribunal de commerce de Nice opte pour le plan des salariés, je ne serai pas actionnaire de Nice-Matin. Je n'aurais donc aucun droit dans la gouvernance. Le groupe sera mené par les dirigeants de leur choix. En revanche, La Provence mettra gratuitement à la disposition de Nice-Matin sa technologie internet, et nous allons créer ensemble une régie publicitaire nationale et internationale."

En contrepartie Bernard Tapie rachètera les 50% qu'il ne détient pas dans Corse-Matin pour quatre millions d'euros. "Le personnel de Corse-Matin a recommandé mon offre pour deux raisons. Tout d'abord, par mon attachement au titre. Ensuite, je les ai assurés que Corse-Matin retrouvera son autonomie".

En fin d'interview, Bernard Tapie revient sur ses relations avec les journalistes:

"J'adore d'une manière générale l'information sous toutes ses formes. En revanche, je n'aime pas les journalistes et ils me le rendent bien."

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