Plusieurs cas de trichinellose suite à la consommation de figatelli

Plusieurs cas de trichinellose ont été confirmés après consommation de figatelles crues ou peu cuites provenant d’un producteur de Corse du Sud. certains malades résident dans les Alpes Maritimes. En tout, 9 cas seraient aujourd'hui recensés dans la région.

C'est un même lot de figatelli qui serait à l'origine de cette contamination. Les personnes malades auraient consommé des figatelli crus ou non cuit à coeur vendus par un éleveur à Aullène en Corse-du-Sud. Des denrées fabriquées sur place autour du 26 janvier 2015. Le stock restant de cette fabrication a été consigné pour analyses.
Dès connaissance de ces cas de trichinellose, des investigations ont été engagées par les services vétérinaires de la DDCSPP de la Corse-du-Sud et par les autorités sanitaires locales.

- Direction générale de la santé et de l’Alimentation saisies pour évaluer les risques

Une information a été diffusée aux établissements et professionnels de santé par l’Agence régionale de santé (ARS) de Corse, afin de rappeler les symptômes et les traitements d’une telle infection. Une information a aussi été délivrée aux éleveurs par les services vétérinaires de la DDCSPP de la Corse-du-Sud.

- Mieux vaut ne pas consommer de charcuterie de cette origine

Par précaution, il est demandé aux particuliers de ne pas consommer de charcuteries de même origine; et, s'ils en ont consommé, de les inciter à consulter un médecin en cas d'apparition brutale d’une fièvre avec douleurs musculaires très intenses, accompagnée d’un oedème du visage et des paupières.

- Comment réagir après en avoir consommé ?

Dans le cas où ils détiendraient encore ces denrées, il est recommandé de contacter la DDCSPP de la Corse du Sud au 04 95 50 39 40.

- Qu'est ce que la trichinellose ?

La trichinellose est une zoonose (maladie animale susceptible d’infecter l’homme) transmise à l’homme par la consommation de viande crue ou peu cuite, d’animaux parasités essentiellement, du sanglier et du porc et plus rarement du cheval. C’est une maladie à déclaration obligatoire. Le traitement repose sur l'administration de produits anti-parasitaires associés à une corticothérapie. Elle peut provoquer des complications parfois graves et laisser des séquelles.