Un mois après les intempéries, les habitants du Carimaï vivent toujours au camping

Au Cannet, prés de 160 résidents du lotissement du CarimaÏ où une personne avait trouvé la mort lors des inondations, ont été rapatriés dans un camping. Depuis un mois, ces résidents sont en attente de relogement mais aussi de pouvoir retourner chez eux pour récupérer de nombreux effets personnels.

Les images sont très impressionnantes. Certains habitants vivent ici depuis plus de 20 ans mais le petit ruisseau d'habitude si calme, a rugi. Une énorme vague de 2,5 mètres a tout ravagé. Les habitants n'ont dû leur survie qu'en montant sur les toits. Tous, sauf une dame d'une soixantaine d'années qui n'avait pas d'étage et qui n'a donc pu se protéger. Elle est morte.

4 heures maximum

Un mois après, les habitants sont toujours dans l'attente. Malgré des pavillons fragilisés et une colline qui menace de s'effondrer, les familles pourront de nouveau accéder à leur domicile quatre heures maximum encadrées par la police municipale, à partir de mardi matin, famille par famille et selon des conditions météorologiques favorables.

Une cité fantôme que chacune des familles espère voir ressuciter. En attendant, l'office HLM s'apprète à proposer, dans les prochains jours, une trentaine de logments. 
Depuis un mois ces résidents sont en attente de relogement mais aussi et surtout dans l'attente de pouvoir retourner chez eux pour récupérer de nombreux effets personnels. Reportage: H. Nicolas, F. Ceruli, S. Lemaire