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14 ans de réclusion requis contre un lycéen pour violences mortelles sur un septuagénaire

14 ans de prison ont été requis ce jeudi contre un lycéen de 19 ans jugé par la cour d 'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. Il est poursuivi pour des violences mortelles commises, le soir d'Halloween 2014, sur un septuagénaire à Mimet, près d'Aix-en-Provence. Le verdict est attendu vendredi.

Par AV avec AFP

L'avocat général Pierre Cortès a demandé aux jurés de ne pas retenir l'excuse de minorité à laquelle peut prétendre l'accusé, qui était âgé de 16 ans au moment des faits.  Le soir d'Halloween 2014, Jean Jelencik, 78 ans, est mort sous les coups portés au visage. 14 ans de réclusion crimenelle ont été requis à l'encontre du lycéen aujourd'hui âgé de 19 ans, jugé avec onze autres jeunes par la cour d 'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône.

Ce soir d'Halloween, le vieil homme était sorti de chez lui pour disperser un groupe de jeunes faisant la fête bruyamment avec des pétards, des fusées, et en faisant déraper leurs scooters. Un seul garçon, parmi les 12 accusés jugés depuis lundi à huis clos, comparaît détenu. Trois autres jeunes répondent, comme lui, de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, un crime passible de 20 années de réclusion.

Une peine de deux ans de prison dont un an avec sursis a été réclamée contre sa petite amie qui, à califourchon sur le torse de la victime, lui aurait asséné des coups de poing dans le flanc. Contre les deux autres, accusés d'avoir porté un unique coup à cet homme sorti armé d'un bâton,  l'avocat général a requis un an de prison avec sursis, n'écartant pas l'hypothèse d'une requalification en non-assistance à personne en danger.

Non-assistance à personne en danger

Contre les huit autres accusés, jugés uniquement pour non-assistance à personne à danger - un petit groupe avait tardivement et anonymement prévenu les secours -, Pierre Cortès a requis, en fonction des personnalités une condamnation entièrement couverte par le sursis, allant de six mois à un an.

La défense devait plaider jeudi après-midi. Me Jean-Louis Keïta, défenseur du principal accusé, demandera à la cour de lui accorder l'excuse de minorité pour "cet acte isolé, irréfléchi chez un adolescent" sans histoires, de bonne famille et ayant brillamment obtenu son baccalauréat professionnel en détention. Le verdict est attendu vendredi après-midi.

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Stéphane Gauberti (06)

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