Construction du Palais de la Glisse : un ancien dirigeant de Marseille Aménagement condamné à deux ans de prison avec sursis

Charles Boumendil, ancien membre du cabinet de Jean-Claude Gaudin, et ancien directeur de la société d'économie mixte (SEM) chargée des projets de la ville, Marseille Aménagements, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000€ d'amende ce lundi 18 mars.

Le parquet avait requis la relaxe. Charles Boumendil a finalement été condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000€ d'amende ce lundi 18 mars par le tribunal correctionnel de Marseille. L'ancien directeur de la société d'économie mixte (SEM) Marseille Aménagement, en charge des projets de la ville était accusé de s'être entendu avec un expert immobilier en retraite et le patron d'une importante société de nettoyage, pour surévaluer une indemnité d'éviction d'un terrain, où la municipalité voulait bâtir une patinoire.

Charles Boumendil a annoncé qu'il ferait appel de cette décision. Ni lui, ni son avocat, n'ont souhaité s'exprimer davantage.

Une indemnité de deux millions d'euros

En 2004, la mairie souhaite mettre les bouchées doubles pour la construction d'un palais de la glisse à inaugurer avant les élections municipales de 2008. Mais le projet se heurte à la résistance de Philippe Lasery, président de la société Laser Propreté, titulaire d'une autorisation précaire d'occupation sur un terrain de Réseau Ferré de France. Marseille Aménagement, la société d'économie mixte (SEM) chargée des projets de la ville, a racheté ces 15.000 mètres carrés en 2003 dans le contexte d'une ZAC (zone d'aménagement concertée) au cœur du quartier de la Capelette.

En décembre 2013, la Chambre régionale des comptes alerte le parquet de Marseille sur les conditions de signature, le 4 août 2004, d'un protocole transactionnel entre Marseille Aménagement et Laser Propreté fixant à 2.068.061 euros l'indemnité d'éviction. Le 4 mai, le directeur de la SEM, Charles Boumendil, ancien membre du cabinet de Jean-Claude Gaudin, avait pourtant reçu une évaluation de cette indemnité fixée par les Domaines à 153.200 euros.