Démantèlement d’un trafic international de stupéfiants entre Marseille et la Guadeloupe

© gendarmerie nationale
© gendarmerie nationale

17 personnes ont été interpellées lors du démantèlmeent d'un vaste trafic international de stupéfiants entre Marseille et la Guadeloupe. Douze suspects ont été écroués. Le réseau rayonnait sur les Bouches-du-Rhône et le Var.

Par Annie Vergnenegre

C'est une enquête coordonnée des enquêteurs marseillais et guadeloupéens menée depuis 2017 qui a permis de faire tomber le réseau.

Le 20 janvier dernier, l'opération déclenchée simultanément dans les Bouches-du-Rhône, le Var et en Guadeloupe a permis l'interpellation de 17 personnes, 12 ont été écrouées. Les gendarmes ont notamment saisi 750 000 €, dont 200 000 € en liquide.

1,3 tonne de cannabis saisie

Tout est parti de la découverte d’un chargement de stupéfiants dans les Pyrénées-Orientales dans la nuit du 27 au 28 mars 2017.

Des agents des douanes interceptent, au péage du Boulou, un camion transportant 1,3 tonne de résine de cannabis. En garde à vue, le conducteur du poids-lourd reconnaît avoir effectué cinq voyages de ce type. Le cannabis provient d'’Espagne, auquel s'ajoute un approvisionnement en cocaïne opéré depuis l’Amérique du sud, via la Guadeloupe.

La tête du réseau à Marseille

La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille est saisie et confie l’enquête à la S.R. et au GIR de Marseille, puis rapidement, au regard des implications du dossier dans les Caraïbes, elle co-saisit la S.R. de Pointe-à-Pitre.

Les enquêtent remontent jusqu'à la tête présumée du réseau, une figure connue des policiers dans le milieu du narco-banditisme marseillais, interpellé lui aussi lors du coup de filet du 20 janvier .

Les douze suspects ont été mis en examen pour les chefs de trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment d’argent en bande organisée, association de malfaiteur, trafic d’armes et non justification de ressources.

Sur le même sujet

Les + Lus