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Etudes en soins infirmiers : ce qui va changer en 2019

© FRANCOIS DESTOC/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
© FRANCOIS DESTOC/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ont dévoilé les premières mesures de leur réforme des études de santé. Qu'est-ce qui change dès 2019 pour les futurs infirmiers ?

Par Annie Vergnenegre

Plus de concours infirmiers


En 2019, le concours d’infirmiers disparaît. Pour les 326 instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), les 30.000 lauréats seront sélectionnés sur dossier.

Le nombre de places sera maintenu

ont assuré les ministres, et "les IFSI resteront sur l'ensemble des territoires". 28 instituts dispensent cette formation en Paca.
 

Un statut étudiant


Les élèves infirmiers bénéficieront du statut étudiant et de ses avantages grâce au rattachement des IFSI aux universités. L'accès à la formation se fera via Parcoursup (pour les bacheliers et les étudiants en reconversion) ou d'autres voies d'accès professionnelles (aides-soignants, auxiliaires de puériculture). Ils seront désormais exemptés de frais de préparation, d'inscription et de déplacement aux concours. Ce qui représentait selon le gouvernement, quelque 25 millions d'euros par an.
 

Licence et Master d'infirmier


Au terme de leurs trois années d'études, les aspirants infirmiers obtiendront un diplôme de grade licence, qui leur permettra, après trois années supplémentaires de pratique, de postuler à un master d'infirmier de pratique avancée (IPA), avec des spécialités en cancérologie, néphrologie et maladies chroniques. Dès la rentrée de septembre,

10 universités seront en mesure de proposer ces masters

et "on a prévu de former quelques centaines d'IPA par an", a précisé Mme Buzyn.  Un cycle de doctorat sera en outre créé, pour qu'un "petit noyau d'enseignants-chercheurs" puisse à terme "irriguer l'offre de formation" comme cela se pratique à l'étranger, a ajouté la ministre de l'Enseignement supérieur.
 

"Universitarisation" étendue en kiné ?

 
Ce processus d'"universitarisation" pourrait être étendu à d'autres formations en santé. "Il y en a une vingtaine qui ne sont pas dans les modèles universitaires classiques, comme les masseurs-kinésithérapeutes", soulignent les ministres.

On comptait en France en 2016, 638 248 infirmiers (109 925 en libéral et 528 323 salariés dont 322 996 hos­pi­ta­liers). C'est aussi l'un des emplois les plus recherchés.

 
 

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