Marseille : la CGT appelle à une journée “ports morts” jeudi 9 janvier

A Marseille, la CGT appelle à une journée “ports morts” jeudi 9 janvier / © Boris Horvat/AFP
A Marseille, la CGT appelle à une journée “ports morts” jeudi 9 janvier / © Boris Horvat/AFP

Jeudi prochain sera déclaré "ports morts" par la CGT. L'appel, lancé par la Fédération nationale des ports et docks CGT concernera aussi le Grand Port de Marseille. Aujourd'hui, comme dans les sept autres sites de France, un piquet de grève a bloqué la direction du port.

Par Ghislaine Milliet

La Fédération nationale des ports et docks CGT appelle à une opération "ports morts" le 9 janvier, pour protester contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement.

"Nous avons déjà eu plusieurs journées de mobilisation", explique le secrétaire CGT du Grand Port de Marseille. "Mais nous continuons quotidiennement nos actions, en réduisant la cadence sur le port. Le travail se fait "en sécurité", et crée un ralentissement. De 30 containers manipulés, nous passons à cinq". 

Le port pétrolier de Fos-sur-mer est également impacté par le mouvement social. pascal Galéoté poursuit : 

Au port de Fluxel où se situent les terminaux pétroliers, nous retardons les branchements et débranchements des bâteaux pour ralentir l'activité.


La fédération a également appelé à tenir des piquets de grève ce lundi et demain mardi. 

Dès aujourd'hui,  des piquets de grève ont bloqué les directions de l'ensemble des Grands Ports Maritimes de marseille, Bordeaux, Dunkerque, Nantes, le Havre, la Rochelle et Rouen.

Dans un communiqué, le syndicat des ouvriers dockers et travailleurs des ports français a appelé jeudi à "poursuivre la lutte" par une journée "ports morts" en arrêtant le travail pendant 24 heures.

Jeudi 9 janvier sera un grand jour de mobilisation nationale interprofessionnelle, et intersyndicale ( CGT, FO, Solidaires et FSU).

Travailler plus longtemps est "inacceptable" pour une profession qui, selon la CGT, voit son espérance de vie "écourtée de huit ans".

La CGT a en outre critiqué le secrétaire d'État chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari qui aurait selon lui tenu à leur égard des propos "irrespectueux".

La fédération doit décider mercredi des "modalités de lutte" pour les semaines suivantes et a rappelé sa capacité à inscrire le mouvement "dans la durée".

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